Comment mieux accompagner la fin de vie à domicile ?

Comment mieux accompagner la fin de vie et gérer les émotions liées au deuil en tnt qu'auxiliaire de vie ?

Découvrez notre formation sur la fin de vie et le deuil, spécialement conçue pour les intervenant(e)s à domicile.

Face au vieillissement et à la fin de vie à domicile, les auxiliaires de vie sont en première ligne, ce sont celles et ceux :

  • qui voient la personne s’affaiblir.
  • qui entendent : “Je vais mourir.”
  • qui assistent aux derniers jours.
  • qui rassurent les proches.
  • qui découvrent parfois un décès en arrivant au domicile.

Sans formation, ces situations peuvent provoquer peur, malaise, évitement, culpabilité ou épuisement émotionnel.

Cette formation a été conçue pour donner aux auxiliaires de vie des repères concrets, humains et professionnels pour mieux accompagner les personnes âgées jusqu’au bout de leur vie sans s’oublier elles/eux-mêmes.

Tournage formations vidéos fin de vie et deuil

Public visé

Cette formation s’adresse à tous les professionnels intervenant à domicile, ainsi qu’aux proches aidants impliqués dans l’accompagnement des personnes âgées :

Professionnels de l’aide à domicile :

  • Auxiliaires de vie
  • Aides à domicile
  • Accompagnants éducatifs et sociaux (AES)
  • Coordonnateurs de services d’aide à domicile

Proches aidants :

  • Aidants familiaux accompagnant un parent, conjoint ou proche âgé
  • Aidants bénévoles souhaitant améliorer leurs pratiques d’accompagnement
  • Toute personne impliquée au quotidien dans l’accompagnement d’une personne âgée

Une formation pensée pour la réalité de l'accompagnement à domicile

Vous le savez, accompagner jusqu’au bout demande des compétences humaines, émotionnelles et professionnelles et aujourd’hui, beaucoup de professionnel(le)s exercent encore sans aucun repères concrets. 

Résultats :

  • peur de mal faire,
  • évitement des situations difficiles,
  • souffrance émotionnelle,
  • épuisement,sentiment d’impuissance,
  • difficultés relationnelles avec les familles.

Se former ou former vos auxiliaires de vie sur les sujets de la fin de vie et du deuil , c’est protéger à la fois les personnes âgées, les proches et les professionnel(le)s elles/eux-mêmes.

Cette formation ne transforme pas les auxiliaires de vie en soignant(e)s mais elle leur permet de :

  • comprendre ce qui se passe en fin de vie,
  • adopter une posture juste,
  • mieux communiquer avec la personne et les proches,
  • savoir quoi observer,
  • savoir quand alerter,
  • préserver la dignité de la personne accompagnée,
  • et mieux vivre émotionnellement les décès rencontrés dans leur métier.

Cette formation sur l’accompagnement de la fin de vie et la gestion du deuil en tant qu’auxiliaire de vie est accessible via 35 vidéos courtes conçues spécialement pour les réalités du terrain.

Former les auxiliaires de vie à l’accompagnement de la fin de vie, c’est reconnaître la réalité de leur métier et leur donner les bons outils pour pouvoir l’exercer.

💡 Former vos équipes à l’accompagnement de la fin de vie et à la gestion du deuil vous permet d’outiller vos équipes pour valider pus facilement quatre critères du référentiel HAS d’évaluation de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux.

Thématique HAS : Accompagnement à la santé

Objectif 2.7 – Les professionnels adaptent le projet d’accompagnement de fin de vie et du deuil de la personne.

Critères : 

2.7.1 – Les professionnels recueillent et tracent les volontés de la personne sur son accompagnement de fin de vie et ses directives anticipées, selon des modalités adaptées.

2.7.2 – Les professionnels échangent en équipe pour adapter l’accompagnement à la fin de vie de la personne, dans le respect des volontés exprimées.

2.7.3 – Les professionnels échangent en équipe pour adapter l’accompagnement au deuil vécu par la personne.

2.7.4 – Les professionnels mettent en œuvre l’accompagnement de la fin de vie et/ou du deuil de la personne.

« Face à la fin de vie, notre rôle n’est pas de sauver. Notre rôle est d’être pleinement présent. »
Meryl MOURET
Meryl B.
Coach spécialiste de la fin de vie et du deui

Objectifs pédagogiques

À l’issue de notre formation, vos équipes seront capables de : 

Changer son regard sur la fin de vie : comprendre leurs réactions émotionnelles face à la mort et à trouver une posture professionnelle plus sereine.

Comprendre la physiologie de la fin de vie : mieux comprendre ce qu’elles observent au quotidien afin d’éviter les interprétations anxiogènes et les réactions inadaptées.

Préserver au maximum le confort, la dignité et l’humanité de l’accompagnement.

Communiquer avec plus de justesse, sans chercher à corriger, minimiser ou fuir.

Sentir l’impact émotionnel des pertes vécues reconnu et avoir des repères pour ne pas rester seules avec leur souffrance.

Une formation essentielle pour connaître les bases de l’accompagnement de la fin de vie et savoir gérer les émotions liées à la perte et au deuil.

Contenu de la formation

Notre formation sur l’accompagnement de la fin de vie à domicile et la gestion du deuil des auxiliaires de vie se compose de 35 vidéos pour une durée total estimée à 3h30 : 

Chapitre 1 : Changer son regard sur la fin de vie : désamorcer la peur, la culpabilité et l’évitement avant le technique.

Chapitre 2 : Comprendre la physiologie de la fin de vie

Chapitre 3 : les geste et l’accompagnement au quotidien

Chapitre 4 : parler avec la personne et ses proches

Chapitre 5 : Le décès et le deuil

Formatrice

Cette formation est animée par une Coach spécialiste de la fin de vie et du deuil, en partenariat avec Happy End.

Happy End est un organisme de formation spécialiste de la fin de vie et du deuil, certifié Qualiopi et DPC.

Durée et modalités

Parcours de formations vidéos

Avec notre parcours de formation sur « l’accompagnement de la fin de vie à domicile et le deuil des auxiliaires de vie » vous accéderez à :

  • 35 vidéos courtes et immersives
  • Des quiz après chaque vidéo pour ancrer vos connaissances.  
  • Des fiches récapitulatives et ressources à télécharger
  • Une attestation de fin de formation

L’ensemble du parcours de formation en e-learning dure environ 3h30.

Vous avez accès à toutes les vidéos, tous les quiz et toutes les ressources pédagogiques pendant an en illimité et en toute autonomie.

Nos formations peuvent être visionnées sur votre téléphone, tablette ou sur un ordinateur.

Vos équipes se forment où elles veulent, quand elles veulent et autant de fois qu’elles le veulent.

Interventions en présentiel

Vous souhaitez compléter le parcours vidéos par un atelier en présentiel ? C’est possible !

3 avantages à compléter le parcours de formations vidéos par des ateliers en présentiel : 

  • Favoriser les échanges entre professionnel(le)s sur leurs cas réels et renforcer la cohésion d’équipe.
  • Approfondir des points clés de la formation
  • Ancrer durablement les bonnes pratiques

Le format idéal ? 

Le parcours vidéos pour la théorie (3h30) + un groupe d’analyse des pratiques professionnelles (2h) pour échanger entre pairs, soit l’équivalent de 5h30 pour mieux appréhender les sujets de la fin de vie et du deuil au sein de votre structure.


Votre espace formation, accessible en illimité

Les parcours de formation vidéos sont accessibles pendant un an en illimité sur une plateforme dédiée.

Vos équipes peuvent revenir sur tous les contenus à tout moment :

  • avant une intervention
  • en cas de doute sur une situation
  • pour revoir un point clé ou une bonne pratique

 

Pré-requis

Pour accéder à cette formation, il faut disposer d’une adresse e-mail valide et avoir accès à un ordinateur, tablette ou téléphone connecté à Internet.

Handicap

Nous nous engageons à rendre nos formations accessibles à tous, y compris aux personnes en situation de handicap.

Si vous avez des besoins spécifiques (mobilité, troubles sensoriels, cognitifs ou autres), nous vous invitons à nous contacter en amont afin d’étudier ensemble les solutions adaptées.

Tarifs

  • Financement individuel : à partir de 69€ par apprenant (accès illimité au parcours vidéos pendant un an). Créez-vous un compte en cliquant ici et choisissez la ou les formations de votre choix.

  • Structures : tarifs dégressifs en fonction du nombre d’accès souhaités, demandez-nous un devis. Financements OPCO possibles, nous vous accompagnons dans le dossier de financement.

 

La fin de vie fait partie du quotidien des auxiliaires de vie.

Ne les laissez pas seul(e)s face à ces situations. Accompagnez-les.

 

Pourquoi suivre notre formation sur l'accompagnement fin de vie à domicile et le deuil des auxiliaires de vie ?

Pour les professionnel(le)s du domicile :

L’accompagnement de la fin de vie peut-être l’une des situations les plus difficiles à vivre dans le métier d’auxiliaire de vie quand on y est pas ou mal préparé. Cette formation apporte des repères concrets pour comprendre ce qui se passe, adopter une posture adaptée, trouver les mots justes et mieux gérer l’impact émotionnel des décès rencontrés au cours de sa carrière.

Une personne âgée a besoin d’être accompagnée avec dignité, respect et humanité jusqu’au bout. Grâce à cette formation, les professionnels sont mieux préparés à répondre aux besoins de la personne, à soutenir les proches et à contribuer à un accompagnement plus serein durant cette période particulièrement sensible.

Former ses équipes à la fin de vie, c’est sécuriser les accompagnements, renforcer la qualité de service et soutenir les professionnel(le)s confrontées à des situations complexes. C’est également un levier de fidélisation et de prévention de l’épuisement professionnel dans un secteur où les décès font partie de la réalité du terrain mais restent encore trop peu abordés.

Nos formations peuvent être financées par les OPCO. Demandez-nous un devis !

Comment améliorer concrètement les conditions de travail des auxiliaires de vie ?

Attendre parfois plusieurs heures entre deux interventions, sans endroit où se reposer, déjeuner dans sa voiture ou dans un parc, ne pas avoir d’accès à des toilettes propres : tel est le quotidien des auxiliaires de vie. 

Face à ce constat, nous avons créé un Espace Repos au cœur du 20ᵉ arrondissement de Paris. 

Dans cet échange avec Jean-Christophe AMARANTINIS, président du SYNERPA, Charlotte WERLER, fondatrice de VOCATION AUXILIAIRE revient sur  l’origine du projet, les difficultés rencontrées pour le faire émerger, son fonctionnement concret et ses ambitions pour l’avenir.

L’Espace Repos est une initiative simple qui répond à un besoin largement sous-estimé dans le secteur de l’aide à domicile.

Découvrez le contenu de l'interview ci-dessous

Jean-Christophe AMARANTINIS :

« Bonjour Charlotte. Merci de nous faire l’honneur d’être avec nous aujourd’hui.

J’ai appris il y a très peu de temps que tu avais lancé une initiative tout à fait originale dans le champ du domicile. On m’a expliqué que tu avais créé une maison de répit pour les salariés qui interviennent dans le champ du domicile.

Et nous, ça nous interpelle, ça nous intéresse parce que tu sais que dans ce secteur-là, il y a énormément de difficultés à recruter, à être attractif et surtout à fidéliser.

Lorsqu’on a des promoteurs comme toi qui trouvent des idées originales et innovantes pour rendre le quotidien des acteurs du champ du domicile plus facile, on bondit tout de suite sur ces projets.

On voudrait savoir d’une part ce qui t’a amenée à créer ce projet et ensuite comment fonctionne ton projet. »

Charlotte WERLER : 

« Effectivement, le projet est vraiment dédié à la fidélisation et à l’amélioration des conditions de vie et de travail des auxiliaires de vie.

Ça fait 3 ans que j’œuvre autour de cette thématique et je me suis rendu compte qu’il y avait un problème majeur : les auxiliaires de vie n’ont pas des plannings forcément complets.

Il y a énormément de pauses, de trous dans les plannings et souvent elles n’habitent pas à côté du lieu où elles travaillent.

Ça veut dire qu’elles vont venir travailler, avoir une ou deux heures chez une personne âgée, puis peut-être une pause de 3 heures, rebelote pour 2 heures, puis une nouvelle pause de 3 heures.

Et ça, c’est vraiment difficile pour une auxiliaire de vie.

L’idée de départ, c’était donc de trouver un lieu accessible pour qu’elle puisse se poser tout simplement, accéder à un micro-ondes, accéder à des toilettes, accéder à un canapé, charger leur téléphone et ne pas avoir à traîner dans un bar ou dans un café, ce qui est malheureusement arrivé régulièrement.

Ce n’est pas une surprise, ce n’est pas un secret, mais il n’y a pas forcément d’endroits dédiés.

Il s’avère que dans mon parcours entrepreneurial, j’ai été incubée à la mairie du 20e arrondissement à Paris, à la « Résidence de l’accessibilité ».

Ce lieu réunit de nombreuses structures et associations sur le thème de l’accessibilité, du handicap et du bien vieillir.

La mairie du 20ème nous met à disposition une grande salle équipée d’un micro-ondes, de canapés et d’une grande table pour déjeuner.

Je me suis dit : cette salle est géniale pour nous, les entrepreneurs et les responsables d’association, mais pourquoi ne l’ouvrirait-on pas aux auxiliaires de vie puisque c’est mon thème et ce à quoi je consacre toute mon énergie ?

J’ai donc contacté le maire, le cabinet du maire et la mairie de Paris en central. J’ai dû un peu remuer ciel et terre pour faire valoir mon projet.

C’était très long. Je ne vais pas mentir : je n’ai pas ouvert ça en deux temps trois mouvements. Cela a pris peut-être six mois pour convaincre toutes les parties prenantes, montrer l’utilité du projet et faire en sorte qu’il existe.

Cet espace est ouvert depuis janvier 2026 à la mairie du 20ème arrondissement.

Il est ouvert à toutes les auxiliaires de vie, qu’elles soient en prestataire, en mandataire ou en CESU.

Pour le moment, il est ouvert de midi à 17h. Nous élargirons les horaires en fonction des usages.

Photo de l'Interview - Coin canapé de l'espace Repos- Atelier socio-esthétique

Questions / Réponses

Jean-Christophe AMARANTINIS :

Et tu as combien de personnes au quotidien qui fréquentent ton centre ?

Charlotte WERLER :

Au quotidien, c’est un peu difficile à dire.

On va plutôt raisonner à la semaine : il y a à peu près une quinzaine de personnes qui viennent chaque semaine.

Donc voilà, environ 15 personnes.

Jean-Christophe AMARANTINIS :

Ce sont les services d’aide à domicile qui financent l’adhésion et la cotisation auprès de ton organisme ? Tu as combien de services qui cotisent ?

Charlotte WERLER :

Pour l’instant, nous avons cinq services d’aide à domicile qui cotisent.

Il faut savoir que nous avons une association : Vocation Auxiliaire l’Association.

Les agences et services d’aide à domicile cotisent entre 30 et 50 € par mois pour avoir un accès illimité à cet espace pour l’ensemble de leurs salariés.

Et je ne vous ai pas dit non plus qu’il y a du café et du thé en libre-service.

L’objectif est de créer un espace convivial.

Il est à la disposition des auxiliaires de vie. Elles sont là comme chez elles.

D’ailleurs, pour créer cet espace, je n’ai pas eu l’idée toute seule.

Je me suis beaucoup inspirée d’un endroit qui s’appelle Le CALM à Boulogne-Billancourt.

« CALM », c’est pour « Comme À La Maison ».

C’est un espace dédié aux auxiliaires de vie, aux salariés et aux personnes ayant des horaires coupés.

Jean-Christophe AMARANTINIS :

Un dernier mot ?

Charlotte WERLER :

Venez si vous êtes à Paris ou si vous avez des auxiliaires de vie qui œuvrent dans les arrondissements alentours du 20e, du 19e, du 12e, ou même un peu plus loin.

Rendez-vous sur le site Vocation Auxiliaire : il y a un espace qui explique le projet.

Il y a même une vidéo pour vous faire visiter virtuellement l’espace.

Faites profiter vos auxiliaires de vie de cet espace parce que franchement, c’est extrêmement utile.

Elles sont hyper satisfaites.

Et dernière chose que je ne vous ai pas dite : avec l’argent versé par les SAAD, nous créons également des ateliers pour les auxiliaires de vie.

Par exemple :

  • un atelier bien-être ;
  • un atelier avec une socio-esthéticienne ;
  • un atelier cuisine.

L’idée n’est pas seulement d’avoir un espace physique, c’est aussi de créer de l’émulation.

Il y a donc régulièrement des ateliers pour les auxiliaires afin d’améliorer leur qualité de vie tout simplement.

Jean-Chistophe AMARANTINIS  :

Bravo pour cette initiative. On espère que tu pourras la développer et en ouvrir beaucoup sur Paris et partout en France, parce que l’ensemble des territoires a besoin de centres de répit pour ces personnes qui interviennent à domicile.

Charlotte WERLER :

Avec plaisir. Et si certaines personnes veulent reproduire cela sur leur territoire, qu’elles me contactent et je serai ravie de leur expliquer la marche à suivre.

Pour soutenir l’Espace Repos et notre association dédiée, c’est ici !

Les dons aux associations sont déductibles des impôts à hauteur de 60%.

Bientraitance : comment réussir son évaluation HAS en ESSMS ?

HAS et bientraitance : comment réussir son évaluation ?

Depuis 2022, les établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS), dont les Services d’Aide et d’Accompagnement à Domicile (SAAD), sont soumis à l’évaluation de la Haute Autorité de Santé. 

La bientraitance y occupe une place centrale : elle représente l’un des piliers du nouveau référentiel qualité. 

Comment préparer votre structure, mobiliser vos équipes et documenter vos pratiques pour réussir cette échéance ? 

Voici un guide complet pour anticiper, structurer et valoriser votre démarche de bientraitance.

Pourquoi la HAS place-t-elle la bientraitance au cœur de son référentiel ?

La bientraitance n’est plus un simple engagement moral : elle est devenue un critère d’évaluation obligatoire pour tous les ESSMS. 
La HAS considère que la qualité de l’accompagnement repose sur le respect des droits, de la dignité et de l’autonomie des personnes accompagnées.

Le référentiel d’évaluation de la qualité des ESSMS, publié en mars 2022, structure l’évaluation autour de trois chapitres : 
-La personne
-Les professionnels
-L’ESSMS

C’est dans ce dernier chapitre que figurent les critères impératifs liés à la prévention et à la gestion des risques de maltraitance.

Évaluation HAS : quels enjeux pour les SAAD ?

Pour les Services d’Aide et d’Accompagnement à Domicile, cette évaluation représente :

  • Une obligation réglementaire : toute structure doit être évaluée tous les 5 ans
  • Un levier de professionnalisation : structurer les pratiques, tracer les procédures, former les équipes
  • Un gage de confiance : rassurer les familles, les bénéficiaires et les financeurs
  • Un outil de pilotage interne : identifier les axes d’amélioration et prévenir les risques
Les résultats des évaluations HAS de tous les services d’aides et d’accompagnement à domicile audités sont consultables gratuitement via le Qualiscope.

Quels sont les deux critères impératifs HAS sur la bientraitance ?

Le référentiel HAS comporte deux critères impératifs en matière de prévention et de gestion de la maltraitance. 

Leur non-conformité entraîne des recommandations d’amélioration et peut impacter le renouvellement de l’autorisation.

Critère impératif 3.11.1 : Définir un plan de prévention

Libellé HAS : « L’ESSMS définit, avec les professionnels, un plan de prévention et de gestion des risques de maltraitance et de violence au bénéfice des personnes accompagnées. »

 
Ce que l’évaluateur va regarder :
  • Si vous identifiez avec les professionnels les situations à risque pouvant générer des actes de maltraitance et de violence.
  • Si vous avez défini un plan de prévention et de gestion des risques de maltraitance et violence au regard des risques identifiés.

Ce que vous devez faire concrètement :

  • Identifier les risques : cartographier les situations à risque tels que l’épuisement des professionnels, le manque de formation, la vulnérabilité accrue d’un bénéficiaire, l’emprise possible d’une personne sur un bénéficiaire…
  • Définir des actions préventives : actions de formation, temps d’analyse de pratiques, espaces de parole, référent bientraitance, procédures claires,
  • Former régulièrement : sensibiliser l’ensemble des professionnels, y compris les nouveaux embauchés. C’est d’ailleurs le sens du critère standard 3.1.3 : « L’ESSMS organise des actions de sensibilisation à la bientraitance pour tout nouvel intervenant (partenaire, bénévole…) ».
  • Tracer les actions : conserver les preuves de vos démarches comme par exemple les comptes rendus de réunions, les feuilles d’émargement de formations, plans d’action, les documents identifiant les situations à risque, le plan de prévention et de gestion des risques de maltraitance et de violence, les procédures de déclaration, d’alertes, de gestion de la violence, le livret d’accueil…

Critère impératif 3.11.2 : Traiter les signalements et mettre en place des actions correctives.

Libellé HAS : « L’ESSMS traite les signalements de faits de maltraitance et de violence, et met en place les actions correctives. »
 
Ce que l’évaluateur va regarder : 
  • Si vous analysez les signalements de maltraitance et de violence.
  • Si vous mettez en place des actions correctives.
 
Ce que vous devez faire concrètement :
  • Mettre en place un circuit de signalement clair : qui alerter ? comment ? dans quels délais ?
  • Protéger la personne concernée : agir rapidement en cas de danger immédiat
  • Analyser la situation : réunion pluridisciplinaire, recueil du vécu de la personne, recherche des causes,
  • Documenter chaque étape : traçabilité complète de la suspicion au traitement
  • Mettre en œuvre des actions correctives : ajustement organisationnel, soutien psychologique, révision des procédures
  • Tracer les actions : conserver tous les documents permettant de confirmer le traitement des signalements de maltraitance et de violence. Exemples : fiches de signalement complétées, comptes rendus de réunion, plan d’action d’amélioration, suivi des actions mises en place et communication.
💡À retenir : informer ne signifie pas accuser. Il est préférable de signaler une suspicion qui s’avère infondée que de laisser une situation se dégrader par inaction.

Comment préparer votre structure à l'évaluation HAS ?

Étape 1 : Réaliser un état des lieux de vos pratiques

Avant toute chose, identifiez votre niveau de conformité actuel :
  • Disposez-vous d’un plan de prévention de la maltraitance écrit et actualisé ?
  • Vos professionnels connaissent-ils le circuit de signalement ?
  • Avez-vous tracé les formations suivies par vos équipes ?
  • Existe-t-il un référent bientraitance identifié dans votre structure ?

Étape 2 : Structurer votre plan de prévention

Votre plan doit comporter :
  • Une cartographie des risques : quels sont les points de vigilance dans votre organisation ?
  • Des actions concrètes : réunions d’équipe, supervisions, espaces de parole
  • Un calendrier de formation : planifier les sessions sur l’année
  • Des indicateurs de suivi : nombre de signalements traités, taux de participation aux formations, délais de traitement

Étape 3 : Former et sensibiliser vos équipes

La formation est le pilier de la prévention. Proposez :
  • Des formations longues : repérer et agir contre la maltraitance, comprendre les mécanismes de la bientraitance
  • Des sensibilisations courtes : 2 à 3 heures sur des thèmes ciblés (communication bienveillante, gestion du stress, droits des personnes)
  • Des outils participatifs : études de cas, mises en situation
Important : conservez tous les justificatifs (convocations, émargements, attestations, contenus pédagogiques).
 
Notre formation en e-learning sur la bientraitance et la lutte contre les maltraitances est idéale pour sensibiliser tous les nouveaux collaborateurs, rapidement et efficacement.

Étape 4 : Mettre en place un circuit de signalement clair

Élaborez un logigramme simple et accessible, par exemple :
  1. Suspicion ou fait avéré ? → Informer le responsable désigné
  2. Y a-t-il un danger immédiat ? → Protéger la personne sans attendre
  3. Analyser la situation en équipe → Réunion pluridisciplinaire, recueil du vécu
  4. Alerter les autorités compétentes si nécessaire (ARS, procureur, 3133)
  5. Mettre en place des actions correctives → Ajustement, soutien, révision des procédures
  6. Traçabilité complète : « Ce qui n’est pas écrit n’existe pas »

Étape 5 : Documenter et tracer vos actions

Communiquez sur vos engagements :
  • Auprès des bénéficiaires et familles : livret d’accueil mentionnant le droit de signalement, affichage du numéro 3133
  • Auprès des professionnels : formation à l’embauche, rappels réguliers lors des réunions
  • Auprès des financeurs : bilans annuels, rapport d’activité, indicateurs qualité.
 

À noter : le livret d’accueil fait partie des outils obligatoires en ESSMS (loi 2022-2). S’approprier et faire vivre ces outils est primordial. 

Quels outils mettre en place pour garantir la bientraitance au quotidien ?

Un parcours de sensibilisation pour chaque nouvel arrivant

Sensibiliser et former chaque nouvel arrivant de votre structure à la bientraitance est essentiel. Auxiliaires de vie, aides à domicile, bénévole, encadrement : la bientraitance n’est pas innée. Peu importe le format choisi (présentiel, visio, vidéos), l’important est de diffuser la culture de la bientraitance dès l’arrivée d’un nouveau collaborateur.

💡Notre formation sur la bientraitance en e-learning en 3h30 permet à vos équipes de maîtriser les notions de bientraitance et de prévenir efficacement les maltraitances, à partir de 89€ avec accès illimité pendant un an.

Un référent bientraitance identifié

Désignez une personne ressource dans votre structure, chargée de :
  • Coordonner le plan de prévention
  • Animer les formations et sensibilisations
  • Centraliser les signalements
  • Assurer la liaison avec les autorités si nécessaire

Il est primordial d’apprendre à reconnaître les signaux d’alerte de la maltraitance pour agir tôt.

Des espaces de parole réguliers

Organisez des temps d’échange pour permettre aux auxiliaires de vie de :
  • Décloisonner les non-dits
  • Analyser les pratiques sans jugement
  • Repérer les décalages entre intention et impact
  • Identifier les situations à risque
Format recommandé : Un groupe d’analyse des pratiques professionnelles trimestriel, animé par une personne formée. Nous organisons des Groupes d’Analyse des pratiques Professionnelles (GAPP) pour les professionnels des SAAD et ESSMS partout en France.

Une grille d'observation des signaux d'alerte

Équipez vos professionnels d’outils concrets pour repérer les signes de maltraitance :
  • Changements de comportement : peur, anxiété, repli, méfiance
  • Signes physiques : ecchymoses, plaies, fractures inexpliquées, lésions aux poignets
  • Dégradation de la santé mentale : confusion accrue, agressivité inhabituelle, dépression
  • Problèmes financiers : dépenses soudaines, factures impayées

Un protocole de gestion des situations difficiles

Définissez la marche à suivre en cas de :
  • Refus de soins par le bénéficiaire
  • Tension avec la famille
  • Épuisement professionnel d’un intervenant
  • Suspicion de maltraitance par un tiers

Questions fréquentes : comment réussir son évaluation HAS sur les critères liés à la bientraitance ?

Quand aura lieu la première évaluation HAS pour un SAAD ?

Les SAAD doivent être évalués tous les 5 ans. Si votre structure n’a jamais été évaluée, la première évaluation doit intervenir avant 2027. Renseignez-vous auprès de votre ARS pour connaître votre calendrier.

La HAS émet des recommandations d’amélioration et fixe un délai pour mise en conformité. En cas de non-conformité grave ou persistante, l’autorisation de fonctionnement peut être remise en cause. Il est donc essentiel d’anticiper.

Oui, de nombreux organismes proposent des accompagnements : consultants spécialisés, fédérations professionnelles, organismes de formation. L’essentiel est de démarrer suffisamment tôt pour structurer vos pratiques sans précipitation.

Conservez tous les justificatifs : feuilles d’émargement, attestations de formation, contenus pédagogiques, évaluations à chaud et à froid. Regroupez-les dans un registre de formation accessible lors de l’évaluation.

Pour aller plus loin ...

Découvrez notre formation accelérée sur la bientraitance et la lutte contre les maltraitances envers les personnes âgées dans un parcours de 26 vidéos courtes et pédagogiques.

Un parcours complet, réalisé par une experte de la bientraitance pour que vos équipes soient capables de :

  • Comprendre ce qu’est la maltraitance et quels en sont les enjeux, notamment pour les personnes âgées à domicile.
  • Repérer les différents types de maltraitance
  • Savoir identifier les signaux d’alerte face à un cas de maltraitance pour agir avant qu’il ne soit trop tard.
  • Connaître les postures et comportements à adapter pour accompagner avec bientraitance les personnes âgées à domicile. 
✅ 26 vidéos
✅ 26 quiz ludiques
✅ des ressources additionnelles pour diffuser la culture de la bientraitance.
✅ Conforme aux attentes HAS.
 
Accès illimité 12 mois.
 

Une formation à suivre en autonomie, sur smartphone, tablette ou ordinateur.

Découvrez l’ensemble de nos modules de formations ici. Nos formations sont destinées aux professionnel(le)s de l’aide à domicile, aidants familiaux, toute personne accompagnant une personne âgée au quotidien et souhaitant sécuriser ses pratiques.