Maltraitance des personnes âgées à domicile : 10 signaux d’alerte à connaître

La maltraitance des personnes âgées à domicile est souvent invisible, précisément parce qu’elle se déroule entre quatre murs.

Auxiliaires de vie, coordinateurs de SAAD, aidants familiaux : vous êtes fréquemment les premiers, parfois les seuls, à pouvoir détecter qu’une situation dérape.

Savoir reconnaître les bons signaux d’alerte n’est pas une compétence réservée aux professionnels de santé. C’est une vigilance que chacun peut exercer, à condition de savoir quoi observer.

Qu'entend-on par maltraitance à domicile ?

Selon la loi du 7 février 2022 relative à la protection des personnes en situation de vulnérabilité, il y a maltraitance lorsqu’un geste, une parole, une action ou un défaut d’action compromet les droits, les besoins fondamentaux ou la santé d’une personne vulnérable, dans une relation de confiance, de soin ou d’accompagnement.
 
À domicile, cette définition recouvre des réalités très diverses. La maltraitance peut être exercée par un proche aidant épuisé, un(e) professionnel(le) aux pratiques inadaptées, ou encore un tiers mal intentionné. Elle peut être volontaire ou non, et peut revêtir différentes formes.
 
C’est ce qui la rend difficile à identifier et d’autant plus importante à repérer tôt.

💡 À retenir : La négligence (passive ou active) est une forme de maltraitance à part entière. Un oubli de médicament répété, un repas sauté, une personne laissée sans surveillance prolongée : ces situations doivent être prises au sérieux.

Quels sont les signaux d'alerte à repérer ?

Le domicile présente des spécificités que l’on ne retrouve pas en établissement : accès restreint, isolement de la personne, intervenant souvent seul. Les signaux doivent donc être observés avec une attention renforcée, dans les moments du quotidien.

Signaux physiques

Ce sont souvent les plus visibles, mais ils peuvent être minimisés ou expliqués.
 
👀 Les signaux à surveiller :
 
  • Ecchymoses, plaies ou fractures inexpliquées, notamment aux poignets, chevilles, bras ou dos
  • Lésions en différents stades de cicatrisation (ce qui peut indiquer des épisodes répétés)
  • Perte de poids soudaine ou signes de déshydratation sans explication médicale
  • Douleurs lors des soins ou réticence inhabituelle à être touché(e)
  • Mauvaise hygiène persistante : cheveux non lavés, linge souillé, ongles non entretenus, surtout si la personne avait l’habitude d’y veiller.

Signaux comportementaux et psychologiques

Ces signaux sont souvent les plus difficiles à interpréter, car ils peuvent être confondus avec des troubles liés à l’âge ou à une pathologie.
 
👀 Les signaux à surveiller : 
 
  • Repli sur soi, tristesse inhabituelle, silence lors de vos visites
  • Anxiété ou peur en présence d’une personne précise (aidant, voisin, proche)
  • Confusion accrue ou agressivité qui ne correspond pas à son état habituel
  • Insomnie, perte d’appétit, sentiment d’inutilité exprimé de façon récurrente
  • La personne évite votre regard ou refuse de répondre à vos questions en présence d’un tiers

Signaux financiers

La maltraitance financière est particulièrement fréquente à domicile et peut-être exercée par un proche, ou un(e) intervenant(e) par exemple.
 
👀 Les signaux à surveiller : 
 
  • Factures impayées alors que les revenus semblent suffisants
  • Retraits bancaires inhabituels ou changements de comportement vis-à-vis de l’argent
  • Disparition d’objets de valeur (bijoux, appareils électroniques)
  • Signature de documents sans que la personne en comprenne le contenu
  • La personne déclare manquer d’argent pour ses besoins essentiels (médicaments, alimentation)

Signaux liés à l'isolement et aux droits civiques

👀 Les signaux à surveiller : 

  • Restriction des sorties ou des contacts avec des proches ou des amis
  • Courriers et appels interceptés ou filtrés par un tiers
  • Décisions prises à sa place sans son consentement, sur des sujets qui la concernent directement
  • Participation aux activités sociales abandonnée sans raison apparente

Comment réagir face à un signal d'alerte : les étapes concrètes

Repérer un signal d’alerte ne signifie pas accuser. Cela signifie prendre ses responsabilités professionnelles en mains, avec méthode.

Étape 1 — Observer et documenter

Notez par écrit ce que vous avez vu ou entendu : date, heure, nature exacte des faits. Décrivez sans interpréter. Ces éléments seront précieux si vous devez alerter un professionnel ou les autorités.

Étape 2 — Créer un espace de confiance avec la personn

Si la situation le permet, échangez avec elle. Posez des questions ouvertes, sans pression. Une personne maltraitée peut avoir honte, peur ou se sentir redevable envers son maltraitant. Ne banalisez pas ce qu’elle vous dit.

Étape 3 — En parler à votre référent ou coordinateur

Ne restez pas seul·e face à une situation complexe. Alertez votre responsable de secteur ou le coordinateur du SAAD. Une procédure interne de signalement doit exister dans votre structure. C’est d’ailleurs un attendu du référentiel qualité HAS.

Étape 4 — Signaler les cas graves

Si la sécurité de la personne est menacée, contactez le 3133, le numéro national dédié au signalement des maltraitances envers les adultes vulnérables (personnes âgées et en situation de handicap). Ce service est disponible du lundi au vendredi, de 9h à 19h (appel gratuit). Des professionnels formés vous guideront sur la marche à suivre.

Envie d’approfondir le sujet ? Regardez notre entretien avec Delphine Dupré-Lévêque, docteure en anthropologie et spécialiste des questions liées au vieillissement et apprenez à définir ce qu’est la maltraitance et comment la repérer.

⚠️ Avertissement : En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU), le 17 (Police) ou le 18 (Pompiers). Le signalement au 3133 ne remplace pas l’appel d’urgence.

Directeurs et chefs de secteur de SAAD : comment structurer la vigilance de vos équipes ?

La détection des signaux d’alerte ne peut pas reposer uniquement sur la bonne volonté individuelle. Elle doit s’inscrire dans une organisation claire.
 

Voici 5 leviers concrets à mettre en place :

  • Former vos auxiliaires de vie à reconnaître les différentes formes de maltraitance et à réagir sans se substituer aux autorités. Notre parcours vidéos est fait pour ça. 
  • Instaurer un temps de debriefing régulier (en réunion d’équipe ou en supervision) pour que les professionnels puissent partager leurs observations sans crainte de jugemen
  • Disposer d’une procédure interne de signalement claire, affichée et connue de tous : qui alerter, comment documenter, quand appeler le 3133. C’est un attendu du référentiel qualité HAS.
  • Encourager la culture de la bientraitance au quotidien : écouter, respecter l’autonomie, adapter les soins, autant de pratiques qui créent la confiance et facilitent la parole
  • Ne pas laisser les professionnel(le)s isolé(e)s face à des situations difficiles : un soutien psychologique ou un groupe d’analyse des pratiques professionnels peut être proposé après un signalement ou en continu.

Questions fréquentes : quels sont les signes à surveiller pour repérer une situation de maltraitance à domicile ?

Quels sont les premiers signaux d'une maltraitance à surveiller à domicile ?

Les premiers signaux sont souvent comportementaux : repli sur soi, anxiété inhabituelle, peur en présence d’une personne précise. Les signes physiques (ecchymoses, perte de poids) et financiers (factures impayées, retraits inexpliqués) doivent également alerter. Un seul signal isolé n’est pas suffisant pour conclure, mais il mérite d’être consigné et partagé avec un référent.

Vous n’avez pas besoin d’une certitude pour agir. Documentez vos observations, parlez-en à votre coordinateur et, si nécessaire, contactez le 3133 pour obtenir un conseil professionnel. Les écoutants de ce service sont formés à vous guider, même dans le doute.

Oui. L’épuisement de l’aidant est l’un des facteurs de risque les plus fréquents de la maltraitance non intentionnelle à domicile. C’est pourquoi il est important de ne pas stigmatiser, mais d’orienter vers des solutions de répit (accueil de jour, relais à domicile) et d’accompagnement.

Non. Des personnes avec un niveau d’autonomie préservé peuvent aussi être victimes de maltraitance, notamment financière ou psychologique. La vulnérabilité ne se résume pas à la perte d’autonomie physique.

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  • Comprendre ce qu’est la maltraitance et quels en sont les enjeux, notamment pour les personnes âgées à domicile.
  • Repérer les différents types de maltraitance
  • Savoir identifier les signaux d’alerte face à un cas de maltraitance pour agir avant qu’il ne soit trop tard.
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Personne âgée qui refuse de manger : que faire pour éviter la dénutrition ?

Personne âgée : que faire face au refus alimentaire ?

La personne âgée que vous accompagnez repousse son assiette, encore une fois. Le refus alimentaire chez la personne âgée est une situation que rencontrent régulièrement les auxiliaires de vie et les aidants familiaux.

Inquiétant, parfois difficile à comprendre, ce comportement n’est jamais anodin : il peut signaler une douleur, un état dépressif, un trouble de la déglutition… ou simplement l’expression d’un choix.

Avant d’agir, il est indispensable de comprendre : le refus est-il volontaire ou involontaire ?

Les réponses à apporter sont très différentes.

Cet article vous guide pas à pas pour observer, analyser et réagir de manière adaptée.

Refus alimentaire chez la personne âgée : de quoi parle-t-on ?

Le refus alimentaire désigne toute situation dans laquelle une personne âgée refuse de s’alimenter, partiellement ou totalement, de manière ponctuelle ou durable. C’est un phénomène fréquent, qui touche notamment les personnes en perte d’autonomie, à domicile ou en établissement.
 
Il se manifeste de différentes façons :
  • Détourner la tête ou repousser l’assiette
  • Garder la nourriture en bouche sans avaler
  • Cracher les aliments
  • Refuser d’ouvrir la bouche
  • Manger des quantités infimes, insuffisantes pour couvrir les besoins nutritionnels
Un refus alimentaire persistant, au-delà de quelques jours , peut rapidement conduire à une dénutrition, avec des conséquences graves sur la santé : perte de force musculaire, risque de chute, affaiblissement du système immunitaire, perte d’autonomie

Quelles sont les causes d'un refus alimentaire ?

Comprendre l’origine du refus alimentaire est la première étape, la plus décisive. Elle conditionne toute la stratégie d’accompagnement.

Causes physiologiques

Le corps lui-même peut rendre le repas difficile, voire douloureux :

  • Douleurs dentaires ou bucales : caries, aphtes, mycoses buccales, prothèses mal ajustées qui rendent la mastication pénible
  • Troubles de la déglutition (dysphagie) : difficultés à avaler, peur de s’étouffer, sensation de blocage dans la gorge
  • Effets secondaires des médicaments : nausées, sécheresse buccale, perte de goût ou d’odorat
  • Constipation chronique : la sensation de pesanteur coupe l’appétit
  • Diminution de la sensation de faim avec l’âge : les personnes âgées ont souvent des besoins caloriques perçus comme inférieurs à la réalité.

Causes psychologiques et émotionnelles

La santé mentale joue un rôle souvent sous-estimé dans le rapport à l’alimentation :

  • Syndrome dépressif : perte d’intérêt pour la nourriture, pour les activités du quotidien, pour la vie en général
  • Syndrome de glissement : repli sur soi profond, perte d’envie de vivre, qui peut se manifester d’abord par un refus alimentaire
    Deuil ou perte récente d’un proche
  • Anxiété liée à un changement d’environnement : hospitalisation récente, déménagement, changement d’auxiliaire
  • Troubles cognitifs (maladie d’Alzheimer, démence …) : la personne peut ne plus reconnaître les aliments, oublier qu’elle n’a pas mangé, ou avoir perdu la sensation de faim

Causes liées à l'environnement et au contexte social

L’environnement du repas est souvent négligé, alors qu’il est déterminant :

  • Isolement et solitude : manger seul·e réduit le plaisir et l’envie de se nourrir
  • Manque de convivialité lors des repas
  • Environnement inadapté : cuisine difficile d’accès, table mal installée, lumière insuffisante
  • Apraxie : difficulté à utiliser les couverts due à des troubles neurologiques
Une assiette joliment présentée donne envie de manger
Même repas, deux présentations différentes : quel environnement vous donnerait le plus envie de manger ?

Refus volontaire ou involontaire : une distinction essentielle

C’est la question à poser en premier. Elle change tout à la façon de réagir.

Le refus volontaire : la personne exprime un choix, une volonté. Elle peut vouloir reprendre le contrôle sur sa vie, ne plus avoir d’appétit, ou simplement ne pas aimer ce qui lui est proposé. Dans ce cas, tant que la décision ne met pas sa santé en danger immédiat, elle doit être respectée. La dignité et l’autonomie de la personne primant sur tout le reste.
 
Le refus involontaire : la personne ne maîtrise pas son refus. C’est son corps ou son état psychologique qui l’en empêche. Elle ne « fait pas de caprices » : elle souffre, elle a peur, elle ne comprend pas. Ce refus nécessite une investigation rapide et une adaptation de l’accompagnement.

📌 À retenir : Ne jamais interpréter un refus comme un caprice avant d’avoir cherché à en comprendre l’origine.

Que faire face au refus alimentaire ? Les étapes concrètes

Étape 1 : Observer sans juger

Prenez du recul et observez. Notez avec précision (date, heure, contexte, aliment refusé, comportement de la personne). Ces observations seront précieuses pour les professionnels de santé.

  • Est-ce systématique ?
  • À certains moments de la journée ?
  • Pour certains aliments seulement ?
 

Étape 2 : Engager le dialogue avec bienveillance

Posez des questions ouvertes, doucement: 
  • « Comment vous sentez-vous en ce moment ? »
  • « Est-ce que quelque chose vous fait mal ? »
  • « Avez-vous envie d’autre chose ? »

Ne forcez jamais. Le forçage crée de l’anxiété, renforce le refus et détériore la relation de confiance.

Étape 3 : Adapter ce qui peut l'être immédiatement

Sans attendre, plusieurs ajustements simples peuvent changer la situation :

  • Proposer plusieurs choix d’aliments en respectant les préférences de la personne
  • Fractionner les repas en petites portions servies à intervalles réguliers
  • Enrichir les plats en calories sans augmenter le volume (beurre, fromage râpé, jaune d’œuf, crème)
  • Soigner la présentation et l’ambiance du repas (nappe, convivialité, musique douce)
  • Respecter les rythmes et habitudes alimentaires de la personne
     

Étape 4 : Alerter sans attendre si le refus persiste

Ne restez jamais seul·e face à un refus alimentaire persistant. Si le refus dure plus d’une semaine ou s’accompagne d’une perte de poids visible, alertez immédiatement :
  • Votre coordinateur ou responsable de structure
  • La famille ou les proches de la personne accompagnée
  • Le médecin traitant, qui pourra prescrire un bilan nutritionnel, un bilan bucco-dentaire, ou orienter vers un spécialiste (diététicien·ne, psychologue, orthophoniste)

Adapter l'accompagnement selon la situation

En cas de syndrome de glissement

Le syndrome de glissement est une urgence médicale. La personne se laisse aller, ne mange plus, ne boit plus, ne parle plus. Ce n’est pas un refus « banal » : c’est un signal d’alarme qui nécessite une intervention médicale et psychologique rapide. Ne tentez pas de gérer seul·e cette situation. Alertez le médecin traitant sans délai.

En cas de troubles cognitifs (Alzheimer, démence)

Les personnes atteintes de démence peuvent oublier de manger, ne plus reconnaître les aliments, ou avoir perdu la notion de faim. Quelques adaptations spécifiques :

  • Guidez verbalement et gestuellement chaque étape du repas, une action à la fois
  • Limitez les distractions visuelles et sonores pendant les repas
  • Proposez des aliments que la personne peut manger avec les doigts (finger food) : morceaux de fromage, boulettes de viande, quartiers de fruits
  • Installez une routine stable avec des horaires fixes
  • Restez calme et rassurant·e en toute circonstance, même si le repas se passe mal

📌 La dénutrition d’une personne âgée ne doit pas être prise à la légère. Nous vous expliquons en détails comment la repérer et comment l’éviter ici.

Questions fréquentes : comment réagir face au refus alimentaire d'une personne âgée ?

Un refus alimentaire d'une personne âgée ponctuel est-il grave ?

Un repas sauté ou une journée avec peu d’appétit peut arriver à tout âge et n’est pas forcément inquiétant. C’est la répétition et la durée qui doivent alerter. Si le refus persiste plus de 48 à 72 heures, ou s’accompagne d’une faiblesse visible, consultez un médecin.

 Non. Le forçage est contre-indiqué : il crée de l’anxiété, renforce le refus et peut être vécu comme une maltraitance. Le respect de la volonté de la personne est un droit fondamental. Si le refus met sa santé en danger, c’est une décision d’équipe (famille, médecin, structure) qui doit être prise, jamais seul·e.

D’autres signes accompagnent généralement un syndrome dépressif : repli sur soi, tristesse, larmes, manque d’intérêt pour les activités habituelles, troubles du sommeil. Si vous observez plusieurs de ces signaux en plus du refus alimentaire, signalez-le au médecin traitant rapidement.

Ajoutez à chaque plat des aliments riches en calories et en protéines : une noix de beurre, du fromage râpé, un jaune d’œuf, de la poudre de lait, de la crème fraîche. Ces « enrichisseurs » sont invisibles dans l’assiette mais augmentent significativement l’apport nutritionnel. Des recettes très simples pour enrichir les repas facilement sont dispoibles dans notre formation.

Pour aller plus loin ...

Nous avons regroupé toutes les informations à connaître pour accompagner au mieux une personne âgée dans les moments du repas dans un parcours de 30 vidéos courtes et pédagogiques.

Avec ce parcours vidéos, vous serez capable de :

tout connaître sur l’équilibre alimentaire et comprendre les familles d’aliments pour donner de l’énergie et protéger votre santé (coeur, muscles, mémoires) et celle des personnes que vous accompagnez.

  • repérer les signaux d’alerte de la dénutrition chez une personne âgée, prévenir la perte de poids et savoir comment enrichir l’alimentation simplement.
  •  différencier les différents régimes alimentaires (diabète, régime hypercalorique ou pauvre en fibres…) pour adapter l’assiette sans risque.
  • d’agir avec confiance dans les situations complexes : maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson, refus alimentaire, apraxie.
  • de cuisiner des recettes simples et équilibrée ou enrichie pour faire (se) faire plaisir et retrouver la joie de bien manger.

Ce que vous allez découvrir :

✅ 30 vidéos
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pour enfin faire du repas avec votre proche âgé, un moment de plaisir et de soin.
 
À regarder quand vous voulez et autant de fois que vous voulez pendant 12 mois.