Vocation Auxiliaire dans Le Média Social : un lieu pour le bien-être des auxiliaires de vie à Paris 20.

Le 16 mars 2026, Le Média Social a consacré un reportage sur l’espace dédié aux auxiliaires de vie que nous avons ouvert dans le 20ᵉ arrondissement de Paris.

Cette initiative, en partenariat avec la mairie du 20ᵉ,  MakeSense et la Résidence de l’Accessibilité, répond à un besoin concret : offrir aux professionnelles de l’aide à domicile un lieu pour se reposer entre deux interventions.

Cet espace est géré par VOCATION AUXILIAIRE L’ASSO.

Un espace pensé pour améliorer les conditions de travail des auxiliaires de vie

La journaliste Marie Mouline met en lumière les difficultés quotidiennes de ces professionnels : horaires discontinus, absence de local pour la pause repas, isolement. 
 
Selon l’enquête du Collectif national La force invisible des aides à domicile menée avec Vocation auxiliaire en décembre 2025, 80 % des auxiliaires de vie ne disposent pas d’un local dédié pour leur pause repas.
 
Ouverte en février 2026 au sein de la Résidence de l’accessibilité, l’Espace Repos propose :
 
  • Un espace convivial avec café et micro-ondes
  • Un lieu de rencontre entre professionnels
  • Des ateliers (socio-esthétique, informatique)
  • Un accès du lundi au vendredi, de 12h à 17h

Une reconnaissance du métier et des besoins terrain

Comme le souligne Karine Duchauchoi, adjointe au maire du 20ᵉ, interrogée dans le reportage :
« Le besoin a émergé des acteurs, il est venu d’en bas ».
 

Cette couverture médiatique valorise notre approche centrée sur les besoins réels des auxiliaires de vie et l’importance de leur bien-être au travail pour accompagner dans la durée leurs bénéficiaires en perte d’autonomie.

Notre ambition : essaimer cette initiative dans d’autres arrondissements parisiens et au-delà, pour que chaque auxiliaire de vie puisse bénéficier d’un lieu ressource sur son secteur d’intervention.
 
L’article complet est disponible ici sur le site Internet du Média Social.

Alimentation des auxiliaires de vie : une étude révèle des conditions préoccupantes

une auxiliaire de vie mange un sandwich

En France, 80 % des auxiliaires de vie ne disposent pas de local dédié pour leur pause repas. 

Conséquences ? Les auxiliaires déjeunent dans leur voiture ou dans les transports en commun. Souvent des repas froids, pas ou peu équilibrés.

Une étude nationale menée par le Collectif National La Force Invisible et Vocation Auxiliaire en décembre 2025 révèle l’ampleur des difficultés alimentaires rencontrées par ces professionnel(le)s du maintien à domicile. 

Avec 402 répondants (90 % de femmes, 64 % âgées de 41 à 60 ans), ce sondage met en lumière des conditions de travail qui compromettent leur santé et leur bien-être au quotidien.

Des pauses repas insuffisantes ou inexistantes

12 % des auxiliaires de vie interrogé(e)s n’ont aucune pause repas inscrite dans leur planning. 
Pour celles et ceux qui en bénéficient, 42 % disposent de 20 minutes à 1 heure, et seulement 36 % ont plus d’une heure.

Ces temps de pause limités ont des conséquences directes :
  • 65 % des auxiliaires à temps plein mangent dans leur voiture ou dans les transports en commun
  • 42 % rentrent chez elles pour déjeuner, perdant ainsi un temps précieux
  • 14 % ont accès à un local, mais celui-ci est éloigné de plus de 5 minutes de leur lieu d’intervention

Une alimentation déséquilibrée aux conséquences multiples

Les chiffres sont alarmants :
  • 59 % des répondant(e)s sautent occasionnellement ou régulièrement des repas
  • 37 % sautent régulièrement des repas
  • 43 % ne prennent que 2 repas par jour
  • 12 % ne prennent qu’un seul repas par jour

Des repas peu variés et trop sucrés

Pendant les journées de travail, les auxiliaires de vie consomment principalement :

– 67 % apportent un sandwich maison ou un plat maison froid/à réchauffer
– 37 % consomment des sandwiches ou plats industriels
– 8 % ne prennent rien du tout à déjeuner

Quelles solutions pour améliorer l'alimentation des auxiliaires de vie ?

Étape 1 : Aménager des espaces de pause

Les structures d’aide à domicile peuvent par exemple prévoir :
  • Des locaux équipés (réfrigérateur, micro-ondes, table et chaises)
  • Des espaces à proximité des secteurs d’intervention
  • Un temps de pause réel, inscrit et respecté dans les plannings
Il est aussi possible de nouer des partenariats avec des structures qui peuvent mettre à disposition des locaux (Ehpad, Club Seniors, CLIC, Mairie…)
 
 
C’est le cas, par exemple, de la Mairie du 20ème arrondissement de Paris qui met à disposition une salle de repos dédiée aux auxiliaires de vie.
Espace Repos Auxiliaires de vie

Étape 2 : Proposer des solutions pratiques

Plusieurs dispositifs peuvent être mis en place :

  • Tickets restaurant : seulement 14 % des auxiliaires interrogé(e)s en bénéficient actuellement. 
  • Partenariats avec des restaurants locaux pour des repas à emporter
  • Organisation de formations sur la préparation de repas rapides et équilibrés
  • Mise à disposition de recettes adaptées aux contraintes horaires
Notre formation sur la Nutrition et l’Accompagnement au repas comporte un chapitre entier sur l’équilibre alimentaire et des fiches recettes faciles à télécharger.

Étape 3 : Sensibiliser sur les risques de la malnutrition

Les employeurs ont un rôle à jouer dans la prévention :

  • Informer sur les conséquences de la dénutrition (fatigue, baisse immunitaire, troubles de la concentration)
  • Promouvoir l’importance du petit-déjeuner et des repas réguliers
  • Organiser des ateliers sur l’équilibre alimentaire, par exemple avec une nutritionniste diététicienne comme Annie-Pierre PINEAU.

Étape 4 : Adapter les plannings

Une meilleure organisation permet de préserver la santé des auxiliaires :

  • Intégrer systématiquement une pause repas d’au moins 45 minutes
  • Limiter les coupures trop longues qui obligent à rentrer chez soi ou trop courtes qui ne permettent pas de déjeuner.
  • Privilégier la continuité des interventions sur un même secteur

FAQ : Alimentation et santé des auxiliaires de vie

Pourquoi l'alimentation des auxiliaires de vie est-elle si importante ?

Une alimentation équilibrée permet de maintenir l’énergie nécessaire aux tâches physiques du métier, de prévenir l’épuisement professionnel, les accidents du travail et permet de garantir une meilleure qualité d’accompagnement auprès des bénéficiaires. La bonne santé physique et mentale des auxiliaires de vie est primordiale.

Sauter des repas régulièrement entraîne fatigue chronique, troubles de la concentration, baisse de l’immunité et risques accrus de burn-out. À long terme, cela peut conduire à des arrêts maladie et augmenter le turnover dans les structures.

Oui. Le Code du travail impose une pause d’au moins 20 minutes consécutives dès que le temps de travail atteint 6 heures. Cependant, cette pause n’est pas nécessairement rémunérée selon les conventions collectives.

Privilégier la préparation de repas à l’avance (batch cooking le week-end), opter pour des lunchbox isothermes, emporter des fruits secs et oléagineux comme collations saines, et communiquer avec leur employeur sur leurs besoins en matière de pauses.

Source utilisée : Synthèse_Étude_Alimentation_2025.pdf — Sondage réalisé par le Collectif National La Force Invisible Des Aides à Domicile et Vocation Auxiliaire — Décembre 2025 — Étude quantitative (402 répondants)