Alimentation des auxiliaires de vie : une étude révèle des conditions préoccupantes

une auxiliaire de vie mange un sandwich

En France, 80 % des auxiliaires de vie ne disposent pas de local dédié pour leur pause repas. 

Conséquences ? Les auxiliaires déjeunent dans leur voiture ou dans les transports en commun. Souvent des repas froids, pas ou peu équilibrés.

Une étude nationale menée par le Collectif National La Force Invisible et Vocation Auxiliaire en décembre 2025 révèle l’ampleur des difficultés alimentaires rencontrées par ces professionnel(le)s du maintien à domicile. 

Avec 402 répondants (90 % de femmes, 64 % âgées de 41 à 60 ans), ce sondage met en lumière des conditions de travail qui compromettent leur santé et leur bien-être au quotidien.

Des pauses repas insuffisantes ou inexistantes

12 % des auxiliaires de vie interrogé(e)s n’ont aucune pause repas inscrite dans leur planning. 
Pour celles et ceux qui en bénéficient, 42 % disposent de 20 minutes à 1 heure, et seulement 36 % ont plus d’une heure.

Ces temps de pause limités ont des conséquences directes :
  • 65 % des auxiliaires à temps plein mangent dans leur voiture ou dans les transports en commun
  • 42 % rentrent chez elles pour déjeuner, perdant ainsi un temps précieux
  • 14 % ont accès à un local, mais celui-ci est éloigné de plus de 5 minutes de leur lieu d’intervention

Une alimentation déséquilibrée aux conséquences multiples

Les chiffres sont alarmants :
  • 59 % des répondant(e)s sautent occasionnellement ou régulièrement des repas
  • 37 % sautent régulièrement des repas
  • 43 % ne prennent que 2 repas par jour
  • 12 % ne prennent qu’un seul repas par jour

Des repas peu variés et trop sucrés

Pendant les journées de travail, les auxiliaires de vie consomment principalement :

– 67 % apportent un sandwich maison ou un plat maison froid/à réchauffer
– 37 % consomment des sandwiches ou plats industriels
– 8 % ne prennent rien du tout à déjeuner

Quelles solutions pour améliorer l'alimentation des auxiliaires de vie ?

Étape 1 : Aménager des espaces de pause

Les structures d’aide à domicile peuvent par exemple prévoir :
  • Des locaux équipés (réfrigérateur, micro-ondes, table et chaises)
  • Des espaces à proximité des secteurs d’intervention
  • Un temps de pause réel, inscrit et respecté dans les plannings
Il est aussi possible de nouer des partenariats avec des structures qui peuvent mettre à disposition des locaux (Ehpad, Club Seniors, CLIC, Mairie…)
 
 
C’est le cas, par exemple, de la Mairie du 20ème arrondissement de Paris qui met à disposition une salle de repos dédiée aux auxiliaires de vie.
Espace Repos Auxiliaires de vie

Étape 2 : Proposer des solutions pratiques

Plusieurs dispositifs peuvent être mis en place :

  • Tickets restaurant : seulement 14 % des auxiliaires interrogé(e)s en bénéficient actuellement. 
  • Partenariats avec des restaurants locaux pour des repas à emporter
  • Organisation de formations sur la préparation de repas rapides et équilibrés
  • Mise à disposition de recettes adaptées aux contraintes horaires
Notre formation sur la Nutrition et l’Accompagnement au repas comporte un chapitre entier sur l’équilibre alimentaire et des fiches recettes faciles à télécharger.

Étape 3 : Sensibiliser sur les risques de la malnutrition

Les employeurs ont un rôle à jouer dans la prévention :

  • Informer sur les conséquences de la dénutrition (fatigue, baisse immunitaire, troubles de la concentration)
  • Promouvoir l’importance du petit-déjeuner et des repas réguliers
  • Organiser des ateliers sur l’équilibre alimentaire, par exemple avec une nutritionniste diététicienne comme Annie-Pierre PINEAU.

Étape 4 : Adapter les plannings

Une meilleure organisation permet de préserver la santé des auxiliaires :

  • Intégrer systématiquement une pause repas d’au moins 45 minutes
  • Limiter les coupures trop longues qui obligent à rentrer chez soi ou trop courtes qui ne permettent pas de déjeuner.
  • Privilégier la continuité des interventions sur un même secteur

FAQ : Alimentation et santé des auxiliaires de vie

Pourquoi l'alimentation des auxiliaires de vie est-elle si importante ?

Une alimentation équilibrée permet de maintenir l’énergie nécessaire aux tâches physiques du métier, de prévenir l’épuisement professionnel, les accidents du travail et permet de garantir une meilleure qualité d’accompagnement auprès des bénéficiaires. La bonne santé physique et mentale des auxiliaires de vie est primordiale.

Sauter des repas régulièrement entraîne fatigue chronique, troubles de la concentration, baisse de l’immunité et risques accrus de burn-out. À long terme, cela peut conduire à des arrêts maladie et augmenter le turnover dans les structures.

Oui. Le Code du travail impose une pause d’au moins 20 minutes consécutives dès que le temps de travail atteint 6 heures. Cependant, cette pause n’est pas nécessairement rémunérée selon les conventions collectives.

Privilégier la préparation de repas à l’avance (batch cooking le week-end), opter pour des lunchbox isothermes, emporter des fruits secs et oléagineux comme collations saines, et communiquer avec leur employeur sur leurs besoins en matière de pauses.

Source utilisée : Synthèse_Étude_Alimentation_2025.pdf — Sondage réalisé par le Collectif National La Force Invisible Des Aides à Domicile et Vocation Auxiliaire — Décembre 2025 — Étude quantitative (402 répondants)

Comment fidéliser vos auxiliaires de vie : 5 actions simples et rapides à mettre en place

Une auxiliaire de vie tape dans la main d'un jeune homme en fauteuil roulant

Vous venez de recruter la perle rare pour votre service d’aide à domicile. Elle dispose des compétences techniques, fait preuve d’empathie auprès des bénéficiaires et correspond parfaitement aux valeurs de votre structure.

Pourtant, le défi ne s’arrête pas au recrutement : comment faire en sorte qu’elle reste longtemps à vos côtés ?

En échangeant avec plus de 250 auxiliaires de vie, nous avons identifié 5 actions concrètes pour réduire le turnover et créer un environnement de travail stable et attractif.

Et bonne nouvelle : aucune ne passe (uniquement) par l’augmentation des salaires.

1. Expliquez le contrat de travail et la convention collective de manière simple et pro-active

Beaucoup d’auxiliaires de vie n’osent pas poser de questions sur leur contrat ou leur convention collective par peur de paraître insistantes. Résultat : elles se tournent vers les réseaux sociaux, où les réponses sont approximatives, voire négatives, et où la frustration se propage rapidement.
Votre rôle en tant qu’employeur : anticiper ces interrogations et apporter des réponses claires dès l’arrivée de la nouvelle recrue

Ce qu'il faut communiquer dès le premier jour :

  • Le détail du salaire brut/net et la mention des congés payés (inclus ou non dans le salaire horaire)
  • La prise en charge des frais kilométriques, de l’usure du véhicule et du sur-coût d’assurance
  • La rémunération des temps d’intermission
  • Le fonctionnement de l’annualisation
  • Les avantages réels de votre structure (primes d’assiduité, valeurs, voiture de service…)
Conseil pratique : remettez une fiche récapitulative écrite lors de l’intégration et organisez un échange en face-à-face pour répondre aux questions. Développez un livret d’accueil complet reprenant toutes les informations clefs.
 
Point de vigilance : évitez de présenter des obligations légales (mutuelle d’entreprise, prise en charge à 50 % des titres de transport) comme des avantages exceptionnels. Les auxiliaires de vie sont bien informées et valorisent la transparence.

2. Nommez un parrain ou une marraine pour chaque nouvelle recrue

L’aide à domicile est un métier isolant. Les auxiliaires de vie interviennent seules chez les bénéficiaires, sans collègues à proximité pour échanger ou poser une question rapide. Ce sentiment d’isolement peut devenir un frein majeur à la fidélisation.
La solution : mettre en place un système de parrainage.

Comment réussir le dispositif de parrainage ?

Étape 1 : Sélectionnez un parrain ou une marraine sur la base du volontariat. Cette personne doit être expérimentée, pédagogue et disponible.
 
Étape 2 : Formez votre référent à sa nouvelle mission : quel est son rôle ? Quelle posture adopter ? Comment transmettre les bonnes pratiques sans infantiliser ?
 
Étape 3 : Officialisez le dispositif lors d’un court temps d’échange réunissant le parrain, la nouvelle recrue et un membre de la direction.
 
Bénéfices :
  • Pour la nouvelle recrue : un point de contact rassurant, une personne de confiance à qui poser des questions sans jugement
  • Pour le parrain/la marraine : une reconnaissance de son expérience et de sa valeur au sein de la structure
Cette mission valorise les auxiliaires expérimentées et crée un véritable sentiment d’appartenance.

3. Formalisez un vrai parcours d'intégration sur le long terme

L’intégration ne se résume pas aux trois premiers jours.

Pour fidéliser une auxiliaire de vie, vous devez lui montrer qu’elle peut se projeter dans votre structure sur le long terme.

Les éléments clefs d'un parcours d'intégration réussi :

Pendant les premiers jours :
  • Journées en binôme avec le parrain ou la marraine
  • Présentation des équipes du bureau et du terrain
  • Visite de la structure et des outils de travail
Sur la première année :
  • Un parcours de formation continue avec un objectif prédéfini (au minimum 3 heures par an, même si cela semble modeste)
  • L’intégration dans un projet d’entreprise : organisation d’un pique-nique annuel entre bénéficiaires, familles et auxiliaires, par exemple
  • La participation rapide à des Groupes d’Analyse des Pratiques Professionnelles (GAPP) pour créer du lien et trouver des solutions concrètes aux situations rencontrées
Pourquoi ça fonctionne : une auxiliaire qui se sent attendue, encadrée et qui visualise son évolution reste plus longtemps et s’investit davantage.

4. Donnez au moins 3 informations clefs sur chaque bénéficiaire accompagné

Envoyer une auxiliaire de vie chez un bénéficiaire sans préparation, c’est la placer en situation d’échec et générer du stress inutile.

Le minimum syndical à transmettre avant la première intervention :

  • L’adresse exacte et les codes d’accès (immeuble, digicode, interphone)
  • Les habitudes et préférences du bénéficiaire : horaires, routines, présence d’animaux de compagnie
  • Les numéros de téléphone importants : famille, médecin traitant, kinésithérapeute, infirmière

Allez plus loin pour rassurer votre auxiliaire :

Côté bénéficiaire :

Expliquez également au bénéficiaire et à sa famille le rôle précis de l’auxiliaire de vie : ses compétences, ses limites, et comment faciliter sa venue (par exemple, connaître les aides techniques disponibles ou les contacts clefs du secteur comme le CLIC).
 
Conseil pratique : préparez un livret de bienvenue à destination des bénéficiaires pour poser le cadre dès le départ.

5. Assurez un suivi régulier et sincère sur le long terme

Le recrutement n’est que le début de la relation. Une fois en poste, l’auxiliaire de vie doit savoir qu’elle peut compter sur vous.

Concrètement, comment faire ?

Bloquez des temps d’échange réguliers dès les premiers jours :
  • Après la première semaine : « Comment s’est passée la prise de poste ? »
  • Après le premier mois : « Avez-vous des questions sur votre planning, vos missions ? »
  • Tous les trimestres : un point formel pour prendre des nouvelles et désamorcer d’éventuels freins
Mettez en place une écoute active et bienveillante :
Les auxiliaires de vie font face à des situations émotionnellement éprouvantes : conflits familiaux, maladie, décès de bénéficiaires. Sans mettre en place un suivi psychologique formalisé, offrir des temps d’échanges sincères permet de prendre en compte leurs besoins et de prévenir l’épuisement professionnel.
 
Exemple concret : organiser des réunions mensuelles ou des Groupes d’Analyse des Pratiques Professionnelles (GAPP) pour permettre aux auxiliaires d’échanger sur leurs expériences et de trouver collectivement des solutions aux situations rencontrées. Nous pouvons vous accompagner dans la mise en place des GAPP.

Si malgré vos efforts, l'auxiliaire décide de partir :

  • Accompagnez son départ de manière bienveillante : inutile de la blâmer ou de l’ignorer
  • Essayez de comprendre les raisons en échangeant directement avec elle
  • Remettez-lui rapidement tous les documents nécessaires (certificat de travail, solde de tout compte)
Gardez en tête : respecter son choix, c’est aussi respecter et valoriser son travail. Et tout se sait sur les réseaux sociaux : une sortie mal gérée peut ternir votre réputation.
 
Et si vous avez besoin d’accompagnement pour recruter une auxiliaire de vie passionné(e). Vous savez où nous trouver.

FAQ : Comment fidéliser vos auxiliaires de vie.

Comment fidéliser une auxiliaire de vie sans augmenter son salaire ?
La fidélisation passe d’abord par la reconnaissance, la transparence, l’accompagnement et le sentiment d’appartenance.
Un bon parcours d’intégration, un système de parrainage, des temps d’écoute réguliers et l’accès à la formation continue sont des leviers puissants et peu coûteux.

Le parrainage offre à la nouvelle recrue un point de contact rassurant dans un métier isolant.

Il valorise également l’auxiliaire expérimentée, renforce le sentiment d’appartenance et facilite la transmission des bonnes pratiques.

Au minimum : l’adresse exacte, les codes d’accès, les habitudes du bénéficiaire, la présence éventuelle d’animaux et les numéros de téléphone importants (famille, médecin, kiné).

Idéalement, informez-la aussi de la pathologie du bénéficiaire et remettez-lui une fiche récapitulative.

Prévoyez un point après la première semaine, puis après le premier mois, et ensuite au moins une fois par trimestre.

L’essentiel est d’instaurer une écoute régulière, sincère et bienveillante.

Qu’est-ce que la dénutrition chez la personne âgée ? Comment la repérer ? et comment l’éviter ?

la dénutrition chez les personnes âgées

La dénutrition touche aujourd’hui une personne âgée sur trois à domicile. Et cette maladie, malgré ses conséquences très graves, passe trop souvent inaperçue.

La dénutrition fragilise gravement la santé des personnes qui en sont atteintes : affaiblissement physique, chutes, infections, perte d’autonomie. Un véritable cercle vicieux va se mettre en place, menant si rien n’est fait, à un décès prématuré.

Comprendre la dénutrition, savoir en identifier les signaux d’alerte et connaître les actions concrètes à mettre en place vous permet de jouer un rôle déterminant dans la prévention et le bien-être des personnes que vous accompagnez.

Qu'est-ce que la dénutrition chez les personnes âgées ?

La dénutrition se définit comme une perte de poids involontaire, accompagnée d’une diminution de la masse musculaire et de la force physique, qui fragilise durablement la santé de la personne âgée. Elle résulte d’un déséquilibre entre les apports nutritionnels et les besoins du corps.

À domicile, la dénutrition progresse souvent de manière insidieuse, sans que la personne ou son entourage en prennent immédiatement conscience. C’est pourquoi votre observation, celles des aidants professionnels ou familiaux, est essentielle.

Les conséquences graves de la dénutrition

La dénutrition n’est pas une simple perte d’appétit passagère. Ses impacts sont multiples et peuvent rapidement aggraver l’état de santé global :
 
  • Affaiblissement physique : fatigue intense, perte de force musculaire, difficultés à marcher ou à monter les escaliers
  • Risque accru de chutes et de fractures : fragilité osseuse et musculaire
  • Diminution des défenses immunitaires : infections plus fréquentes et difficiles à soigner
  • Baisse de moral et dépression : isolement, tristesse, perte d’envie
  • Aggravation des maladies chroniques existantes (diabète, insuffisance cardiaque, etc.)
  • Perte d’autonomie progressive, pouvant mener à la dépendance

Quels sont les signes d'alerte de la dénutrition ?

Si vous êtes auxiliaire de vie, professionnel de l’accompagnement ou proche aidant, vous avez une position privilégiée pour observer les changements subtils qui peuvent signaler une dénutrition naissante. Soyez attentif·ve à ces signaux d’alerte :

Signes physiques visibles

  • Perte de poids rapide : 3 kg en un mois ou 5 kg en trois mois
  • Vêtements qui flottent, ceinture resserrée d’un ou plusieurs crans
  • Alliance qui tourne au doigt, bijoux devenus trop grands
  • Visage creusé, pommettes saillantes, peau terne
  • Fatigue inhabituelle, manque d’énergie pour les gestes du quotidien

Signes comportementaux

  • Perte d’appétit marquée et durable
  • Refus alimentaire : évitement des repas, excuses répétées pour ne pas manger
  • Sorties de table anticipées, repas expédiés
  • Manque d’enthousiasme face aux aliments préférés
  • Isolement au moment des repas, tristesse

Signes environnementaux

  • Nourriture périmée ou non consommée dans le réfrigérateur
  • Assiettes laissées à moitié pleines de manière répétée
  • Difficultés pour utiliser les couverts (tremblements, apraxie)
  • Dentition défaillante : prothèses mal ajustées, douleurs dentaires

Pourquoi les personnes âgées sont-elles particulièrement exposées ?

Plusieurs facteurs rendent les personnes âgées vulnérables à la dénutrition. Comprendre ces causes vous aide à adapter votre accompagnement.

Causes physiologiques

  • Douleurs dentaires ou bucales : caries, mycoses, prothèses inadaptées qui rendent la mastication douloureuse
  • Troubles de la déglutition (dysphagie) : difficultés à avaler, peur de s’étouffer
  • Effets secondaires des médicaments : nausées, perte du goût, sécheresse buccale
  • Constipation chronique qui coupe l’appétit
  • Diminution naturelle de la sensation de faim avec l’âge

Causes psychologiques et émotionnelles

  • Syndrome dépressif : perte d’intérêt pour la nourriture et pour la vie en général
  • Syndrome de glissement : repli sur soi, perte d’envie de vivre
  • Anxiété et stress liés à un changement d’environnement (déménagement, hospitalisation récente)
  • Deuil ou perte récente d’un proche
  • Troubles cognitifs (maladie d’Alzheimer, démence) qui altèrent la perception de la faim et de la soif

Causes sociales et environnementales

  • Isolement et solitude : manger seul·e réduit le plaisir du repas
  • Difficultés financières : impossibilité d’acheter des produits frais et variés
  • Manque de mobilité : difficultés pour faire les courses
  • Environnement inadapté : cuisine trop complexe à utiliser, difficultés d’accès

Comment prévenir la dénutrition au quotidien ?

Voici des pratiques concrètes à mettre en place lors de vos interventions et accompagnements.

Observer avec bienveillance

  • Surveillez régulièrement le poids : une pesée mensuelle permet de détecter rapidement une perte
  • Notez les changements : vêtements trop larges, fatigue inhabituelle, manque d’appétit
  • Documentez vos observations (date, heure, faits) pour faciliter le suivi et l’alerte
  • Restez à l’écoute des plaintes de la personne : douleurs en mangeant, difficultés à avaler

Stimuler l'appétit

  • Valorisez les odeurs de cuisine : cuisinez avec la personne quand c’est possible, laissez les arômes se diffuser
  • Soignez la présentation : variez les couleurs, rendez l’assiette attractive
  • Impliquez la personne : épluchage d’une pomme, mélange d’une sauce, choix du menu
  • Respectez les goûts et préférences : servez des aliments que la personne aime
  • Adaptez les textures si nécessaire (mouliné, haché, enrichi)
     

Fractionner et enrichir

  • Proposez plusieurs petites collations tout au long de la journée plutôt que trois gros repas
  • Enrichissez les plats : ajoutez crème fraîche, beurre, fromage râpé, œufs, poudre de lait
  • Privilégiez les aliments riches : avocat, poissons gras, fruits secs, yaourts entiers
  • Servez des portions raisonnables pour ne pas décourager, quitte à resservir

Que faire en cas de signes de dénutrition : agir étape par étape

Lorsque vous constatez des signes de dénutrition, vous devez agir rapidement et méthodiquement.

Étape 1 : Observer et documenter

Notez précisément vos observations : date, perte de poids estimée, comportements alimentaires, signes physiques. Ces informations seront précieuses pour les professionnels de santé

Étape 2 : Dialoguer avec la personne -

Échangez avec bienveillance sur ce que vous avez remarqué. Certaines personnes minimisent la situation ou ne se rendent pas compte de leur perte de poids. Posez des questions ouvertes : « Comment vous sentez-vous en ce moment ? », « Avez-vous remarqué des changements dans votre appétit ? »

Étape 3 : Alerter l'équipe et les proches

Ne restez jamais seul·e face à une situation de dénutrition. Informez immédiatement :
  • Le coordinateur ou responsable de votre structure
  • La famille ou les proches de la personne accompagnée
  • Le médecin traitant qui pourra prescrire un bilan nutritionnel et des compléments si nécessaire

Étape 4 : Adapter l'accompagnement

En attendant l’intervention des professionnels de santé :
  • Enrichissez les repas avec des aliments caloriques et protéinés
  • Fractionnez l’alimentation en petites portions régulières
  • Renforcez la convivialité et l’attention lors des repas
  • Soyez patient·e et encourageant·e sans forcer

Les situations complexes : refus alimentaire et troubles cognitifs

Le refus alimentaire persistant

Le refus de s’alimenter peut avoir des causes multiples (douleur, dépression, troubles cognitifs). Face à un refus persistant depuis plus d’une semaine, l’alerte doit être immédiate. Une prise en charge médicale rapide peut éviter une hospitalisation.

Stratégies d'accompagnement :

  • Ne forcez jamais : le forçage crée de l’anxiété et renforce le refus
  • Proposez plusieurs choix d’aliments
  • Respectez les rythmes et préférences de la personne
  • Faites appel à un·e diététicien·ne ou un psychologue si nécessaire

L'accompagnement des personnes atteintes de troubles cognitifs

Les personnes atteintes de démence ou d’Alzheimer peuvent oublier de manger, ne plus reconnaître les aliments ou avoir perdu la notion de faim

Adaptations spécifiques :

  • Guidez verbalement et gestuellement chaque étape du repas
  • Limitez les distractions visuelles et sonores
  • Proposez des aliments qu’elles peuvent manger avec les doigts (finger food)
  • Installez une routine stable avec des horaires fixes
  • Restez calme et rassurant·e en toute circonstance

Questions fréquentes : la dénutrition chez la personne âgée, comment réagir et agir ?

À partir de quelle perte de poids parle-t-on de dénutrition ?

On parle de dénutrition lorsqu’une personne âgée perd 3 kg en un mois ou 5 kg en trois mois de manière involontaire. Cette perte de poids s’accompagne d’une diminution de la masse musculaire et de la force physique.

Oui, la dénutrition peut être traitée à domicile dans la plupart des cas, à condition d’être détectée tôt. Le traitement repose sur une alimentation enrichie, diversifiée et fractionnée, souvent complétée par des compléments nutritionnels prescrits par un médecin. L’accompagnement bienveillant d’une auxiliaire de vie, formée à la nutrition, est essentiel pour encourager la personne à manger

Pour enrichir un repas, ajoutez des aliments riches en calories et en protéines : crème fraîche, beurre, fromage râpé, jaune d’œuf, poudre de lait, huiles végétales. Privilégiez aussi les aliments naturellement riches comme l’avocat, les poissons gras (saumon, maquereau), les fruits secs, les yaourts entiers et les purées d’oléagineux (amande, noisette)

Face à un refus alimentaire persistant, ne restez jamais seul·e. Alertez immédiatement le coordinateur de votre structure, la famille et le médecin traitant. Le refus peut cacher une douleur, une dépression ou un trouble de la déglutition qui nécessitent une prise en charge médicale rapide.

Si vous voulez aller plus loin ...

Nous avons regroupé toutes les informations à connaître pour accompagner au mieux une personne âgée dans les moments du repas dans un parcours de 30 vidéos courtes et pédagogiques.

Avec ce parcours vidéos, vous serez capable de :

  • tout connaître sur l’équilibre alimentaire et comprendre les familles d’aliments pour donner de l’énergie et protéger votre santé (coeur, muscles, mémoires) et celle des personnes que vous accompagnez.
 
  • repérer les signaux d’alerte de la dénutrition chez une personne âgée, prévenir la perte de poids et savoir comment enrichir l’alimentation simplement.
 
  •  différencier les différents régimes alimentaires (diabète, régime hypercalorique ou pauvre en fibres…) pour adapter l’assiette sans risque.
 
  • d’agir avec confiance dans les situations complexes : maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson, refus alimentaire, apraxie.
 
  • de cuisiner des recettes simples et équilibrée ou enrichie pour faire (se) faire plaisir et retrouver la joie de bien manger.
 
  • de connaître toutes les astuces pour gagner du temps en cuisine, cuisiner malin et toujours bien manger.

 

Ce que vous allez découvrir :

✅ 30 vidéos
✅ 30 quiz ludiques
✅ des ressources additionnelles pour faire du repas, un moment de plaisir et de soin.
 
 
À regarder quand vous voulez et autant de fois que vous voulez pendant 6 mois.

Le sujet de la dénutrition chez la personne âgée vous intéresse ?

Nous vous invitons à consulter le site du collectif de lutte contre la dénutrition et cet article sur la dénutrition à partir de 75 ans.

Comment garantir la bientraitance envers les personnes âgées à domicile ?

Visuel de deux mains qui s'aident

Découvrez notre formation sur la lutte contre les maltraitances envers les personnes âgées à domicile.

Et si, sans le vouloir, vos équipes participaient à des situations de maltraitance au quotidien ?

Deux tiers des professionnel(le)s reconnaissent avoir été confronté(e)s, au moins une fois, à une situation de maltraitance : comme témoin, comme acteur involontaire ou comme victime de l’organisation.

Notre formation donne les clés aux professionnel(le)s pour repérer ces situations, comprendre leurs mécanismes et adopter des pratiques concrètes pour garantir aux personnes âgés un accompagnement respectueux et bientraitant au quotidien.

Public visé

Cette formation s’adresse à tous les professionnels intervenant à domicile, ainsi qu’aux proches aidants impliqués dans l’accompagnement des personnes âgées :

 

Professionnels de l’aide à domicile :

  • Auxiliaires de vie
  • Aides à domicile
  • Accompagnants éducatifs et sociaux (AES)
  • Coordonnateurs de services d’aide à domicile

Proches aidants :

  • Aidants familiaux accompagnant un parent, conjoint ou proche âgé
  • Aidants bénévoles souhaitant améliorer leurs pratiques d’accompagnement
  • Toute personne impliquée au quotidien dans l’accompagnement d’une personne âgée

Une formation concrète pour passer des “bonnes intentions” à une posture professionnelle juste.

Les auxiliaires de vie, aides à domicile et professionnels du médico-social jouent un rôle clé dans la dignité et la qualité de vie des personnes accompagnées.

Mais entre le manque de temps, les contraintes organisationnelles, les habitudes installées, il est facile de dériver sans même s’en rendre compte.

Cette formation a été conçue pour donner des repères clairs, des exemples concrets et des outils directement applicables sur le terrain.

💡 Former vos équipes à la bientraitance vous permet de valider plusieurs critères du référentiel HAS d’évaluation de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux, dont deux critères impératifs.

Thématique HAS : Bientraitance et éthique

Objectif 3.1 – L’ESSMS définit et déploie sa stratégie en matière de bientraitance.

Critères : 

3.1.1 – L’ESSMS définit sa stratégie en matière de bientraitance et en partage une définition commune avec l’ensemble des acteurs.

3.1.2 – L’ESSMS définit l’organisation et les modalités de déploiement de sa démarche de bientraitance et met à disposition les outils adaptés

3.1.3 – L’ESSMS organise des actions de sensibilisation à la bientraitance pour tout nouvel intervenant (partenaire, bénévole…)

3.1.4 – Les professionnels sont régulièrement sensibilisés et/ou formés à la bientraitance.

Objectif 3.11 – L’ESSMS définit et déploie son plan de prévention des risques de maltraitance et de violence.

Critères :

3.11.1 – L’ESSMS définit, avec les professionnels, un plan de prévention et de gestion des risques de maltraitance et de violence au bénéfice des personnes accompagnées (critère impératif)

3.11.2 – L’ESSMS traite les signalements de faits de maltraitance et de violence, et met en place des actions correctives (critère impératif)

3.11.3 – Les professionnels sont régulièrement sensibilisés et/ou formés à la détection et au signalement de faits de maltraitance et de violence.

"Nous ne mesurons pas toujours les conséquences de nos gestes, de nos actes ou de nos paroles. Se former, c’est apprendre à regarder autrement, à s’écouter les uns les autres, à valoriser la bientraitance et à devenir activement acteur de la prévention"
Delphine Dupré-Lévêque
Gérontologue, autrice et formatrice

Objectifs pédagogiques

À l’issue de notre formation, vos équipes seront capable de  :

✔ Comprendre ce qu’est la maltraitance (visible et invisible)
✔ Identifier les situations à risque dans leur quotidien
✔ Adopter une posture professionnelle respectueuse et adaptée
✔ Ajuster leurs pratiques face aux situations complexes
✔ Respecter les droits, la dignité et l’autonomie des personnes accompagnées
✔ Réagir de manière appropriée face à une situation préoccupante

Une formation accélérée qui vous assure moins de dérives, plus de cadre, plus de qualité d’accompagnement.

Contenu de la formation

Notre formation sur « la bientraitance et la lutte contre toutes les maltraitrances envers les personnes âgées à domicile » se compose de 26 vidéos pour une durée total estimée à 3h30 :

–Chapitre 1 : Maltraitances, définition et enjeux

–Chapitre 2 : Les différents types de maltraitance

–Chapitre 3 : Les signaux d’alerte

–Chapitre 4 : Accompagner avec bientraitance

Formatrice

Cette formation est animée par Delphine DUPRÉ-LÉVÊQUE

Docteure en anthropologie de la santé, autrice, ex-responsable recommandations HS, Delphine est aussi formatrice experte en gérontologie.

Delphine est aussi la fondatrice du site Stop à l’Isolement.  

Elle est passionnée et passionnante, et va par cette formation, insuffler une véritable culture de la bientraitance au sein de votre structure.

Durée et modalités

Parcours de formations vidéos

Avec notre parcours de formation sur « la bientraitance et la lutte contre toutes les maltraitances envers les personnes âgées » vous accéderez à :

  • 26 vidéos courtes 
  • Des quiz après chaque vidéo pour mesurer votre progression.  
  • Des fiches récapitulatives et ressources à télécharger
  • Une attestation de fin de formation

L’ensemble du parcours de formation en e-learning dure environ 3h30.

Vous avez accès à toutes les vidéos, tous les quiz et toutes les ressources pédagogiques pendant an en illimité et en toute autonomie.

Nos formations peuvent être visionnées sur votre téléphone, tablette ou sur un ordinateur.

Vos équipes se forment où elles veulent, quand elles veulent et autant de fois qu’elles le veulent.

Interventions en présentiel

Vous souhaitez compléter le parcours vidéos par un atelier en présentiel ? C’est possible !

3 avantages à compléter le parcours de formations vidéos par des ateliers en présentiel : 

  • Favoriser les échanges entre professionnel(le)s sur leurs cas réels et renforcer la cohésion d’équipe.
  • Approfondir des points clés de la formation
  • Ancrer durablement les bonnes pratiques

Le format idéal ?

Le parcours vidéos pour comprendre (3h) + une demi-journée en présentiel sécuriser les pratiques (3h30), soit l’équivalent d’une journée pour maîtriser l’essentiel et diffuser la culture de la bientraitance au sein de votre structure.

Votre espace formation, accessible en illimité

Les parcours de formation vidéos sont accessibles pendant un an en illimité sur une plateforme dédiée.

Vos équipes peuvent revenir sur tous les contenus à tout moment :

  • avant une intervention
  • en cas de doute sur une situation
  • pour revoir un point clé ou une bonne pratique

Pré-requis

Pour accéder à cette formation, il faut disposer d’une adresse e-mail valide et avoir accès à un ordinateur, tablette ou téléphone connecté à Internet.

Handicap

Nous nous engageons à rendre nos formations accessibles à tous, y compris aux personnes en situation de handicap.

Si vous avez des besoins spécifiques (mobilité, troubles sensoriels, cognitifs ou autres), nous vous invitons à nous contacter en amont afin d’étudier ensemble les solutions adaptées.

Tarifs

  • Financement individuel : à partir de 69€ par apprenant (accès illimité au parcours vidéos pendant un an). Créez-vous un compte en cliquant ici et choisissez la ou les formations de votre choix.

  • Structures : tarifs dégressifs en fonction du nombre d’accès souhaités, demandez-nous un devis. Financements OPCO possibles, nous vous accompagnons dans le dossier de financement.

La maltraitance est souvent invisible.Mais ses effets, eux, ne le sont jamais.

Ne laissez pas vos équipes naviguer sans repères.

Pourquoi suivre notre formation sur la lutte contre les maltraitances envers les personnes âgées ?

Pour vous, professionnel(le)s du domicile :
  • Mettre des mots sur des situations que vous vivez… sans toujours savoir les qualifier
  • Prendre du recul sur vos pratiques, sans culpabiliser
  • Gagner en confiance dans vos décisions et vos postures
  • Savoir réagir face à une situation préoccupante (et ne plus rester seul(e))
  • Retrouver du sens dans votre métier
  • Être respectés dans leur dignité, leurs choix et leur rythme
  • Se sentir en sécurité, écoutés et considérés
  • Préserver leur autonomie le plus longtemps possible
  • Éviter les situations de maltraitance… même involontaires
  • Améliorer concrètement leur qualité de vie
  • Réduire les risques de maltraitance (et les situations sensibles)
  • Répondre aux exigences qualité (HAS, évaluations, audits…)
  • Professionnaliser les équipes sans bloquer l’activité
  • Renforcer l’engagement et la fidélisation des salarié(e)s
  • Valoriser votre image auprès des bénéficiaires et des familles

Nos formations peuvent être financées par les OPCO. Demandez-nous un devis !

Un nouveau lieu dédié au bien-être des professionnels de l’aide à domicile à Paris 20, avec Vocation Auxiliaire.

Espace auxiliaires de vie

À Paris 20ème, un nouvel espace ouvre ses portes aux auxiliaires de vie le 12 janvier 2026. 

Situé au sein de la Mairie du 20ème arrondissement (Place Gambetta), ce lieu convivial permet aux professionnel(le)s de l’aide à domicile de se ressourcer entre deux interventions.

Wifi, café, cuisine équipée, espace canapé : tout est pensé pour améliorer les conditions de travail des auxiliaires de vie et réduire l’épuisement professionnel.

Cet espace dédié aux auxiliaires de vie et professionnels du domicile est opéré par Vocation Auxiliaire, La Résidence de l’Accessibilité et MakeSense.

Espace Repos Auxiliaires de vie
L'espace canapé

Pourquoi un espace dédié aux auxiliaires de vie à Paris ?

Le métier d’auxiliaire de vie est exigeant physiquement et émotionnellement. Il est aussi ponctué de nombreux temps d’attentes entre deux interventions.

Sur une journée d’interventions, entre 7h du matin (levers, aide à la toilette, petit-déjeuners…) et 20h (préparation du repas, aide au coucher…), il n’est pas rare d’avoir 6h ou 7h à attendre.

Or durant ces temps d’attente, les professionnels de l’aide à domicile manquent souvent d’un lieu où se poser, déjeuner au calme ou simplement souffler quelques instants.

Conséquences : les auxiliaires de vie sont obligé(e)s de patienter à l’extérieur, dans des parcs, ou encore dans des centres commerciaux, ce qui engendre fatigue, stress et inconfort.

De plus, selon une étude récente*,  80% des auxiliaires de vie déclarent ne pas avoir d’accès à un local pour déjeuner. Et 65%  déclarent déjeuner dans leur voiture ou dans les transports en commun.

Cette réalité contribue à l’épuisement professionnel et au turnover élevé dans le secteur.

Inspiré du modèle du CALM (Comme À La Maison) de Boulogne-Billancourt, l’espace de repos au sein de la Mairie du 20ème (Paris) répond à un besoin concret :

Offrir aux professionnel(le)s un lieu chaleureux et accessible où se ressourcer durant leur journée de travail.

Un projet co-construit avec les acteurs du secteur

L’ouverture de cet espace s’inscrit dans une démarche collective visant à fidéliser les auxiliaires de vie en améliorant leurs conditions de travail au quotidien.

La Résidence de l’Accessibilité, située Place Gambetta dans le 20ème arrondissement de Paris, accueille ce projet novateur qui reconnaît l’importance du bien-être des professionnels du médico-social.

"Nous avons pensé ce lieu pour le confort des auxiliaires de vie avant tout.
Lumineux, au calme, thé, café à volonté.
Photo de Charlotte WERLER
Charlotte Werler
Fondatrice

Un lieu pensé pour le confort des auxiliaires de vie

Des équipements adaptés aux besoins des professionnels

L’espace de repos mis à disposition des auxiliaires de vie comprend :

Espace détente :

  • Canapés confortables pour se reposer entre deux interventions
  • Ambiance calme et conviviale permettant le repos ou les échanges

Espace cuisine tout équipé :

  • Possibilité de réchauffer son repas (micro-onde)
  • Café et thé mis à disposition à volonté

Connectivité :

  • Wifi gratuit pour rester joignable
  • Prises électriques pour recharger son téléphone portable
  • Espace permettant de gérer les aspects administratifs si nécessaire

Horaires adaptés :

L’espace est ouvert de 12h à 17h, pendant la plage horaire où les auxiliaires de vie ont le plus besoin de faire une pause entre leurs interventions du matin et de l’après-midi.

Des ateliers bien-être à venir

Au-delà de l’espace de repos quotidien, des ateliers bien-être seront prochainement proposés aux auxiliaires de vie.

Ces temps dédiés permettront d’aborder des thématiques essentielles comme la gestion du stress, la prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS) ou encore l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle.

Une socio-esthéticienne sera également présente pour des moments de détente.

Comment fidéliser les auxiliaires de vie grâce aux espaces de repos ?

Réduire le turnover par l'amélioration des conditions de travail

Le secteur de l’aide à domicile fait face à un turnover important. Parmi les causes identifiées : des conditions de travail difficiles, le sentiment d’isolement et l’absence de reconnaissance du métier.

Offrir un espace de repos aux auxiliaires de vie constitue un signal fort :

  • Reconnaissance du métier : la mise à disposition d’un lieu dédié montre que l’on se préoccupe du bien-être des professionnels
  • Lutte contre l’isolement : les auxiliaires peuvent échanger avec leurs pairs, partager leurs expériences
  • Amélioration concrète du quotidien : un endroit où se reposer dignement entre deux interventions

Prévenir l'épuisement professionnel

Les auxiliaires de vie sont confrontées quotidiennement à des situations émotionnellement éprouvantes. L’accompagnement de personnes en perte d’autonomie, les fins de vie, les relations familiales complexes : autant de facteurs qui peuvent mener au burn-out.

Réduire l’épuisement professionnel des auxiliaires de vie passe notamment par :

  1. Des temps de pause de qualité : pouvoir s’asseoir confortablement, se restaurer correctement
  2. Des échanges entre pairs : partager ses questionnements avec d’autres professionnels qui comprennent les réalités du métier
  3. Un cadre bienveillant : se sentir accueillie et considérée

L’espace de repos contribue directement à ces trois dimensions.

Qui peut accéder à l'espace de repos à Paris 20ème ?

Cet espace de repos auxiliaires de vie Paris est ouvert à toutes les auxiliaires de vie travaillant sur Paris.

Quels sont les tarifs et comment obtenir sa carte d'accès ?

Les structures d’aide à domicile (SAAD, SSIAD, mandataires, etc.) qui souhaitent offrir cet avantage à leurs auxiliaires de vie peuvent s’inscrire au dispositif.

Une fois la contribution réglée, les professionnels reçoivent une carte d’accès personnelle (remise à leur première visite) leur permettant d’utiliser l’espace durant les horaires d’ouverture.

Cette démarche s’inscrit dans une politique de fidélisation des auxiliaires de vie : en facilitant leur quotidien, les employeurs montrent leur engagement envers le bien-être de leurs équipes.

our accéder au lieu, les structures doivent s’acquiter d’une contribution financière.

La contribution permet de financer les consommables à disposition (café, thé), l’animation et la coordination pour faire vivre ce lieu.

Contribution :

  • Structure de – de 50 salariés : 30€ HT / mois
  • Structure de + 50 salariés : 50€ HT / mois
  • Auxiliaire en CESU : 1€ / mois

L'exemple inspirant du CALM à Boulogne-Billancourt

Le projet parisien s’inspire directement de l’expérience réussie du CALM (Comme À La Maison), premier espace dédié aux auxiliaires de vie en France.

Le CALM a démontré que ces lieux répondent à un besoin réel et génèrent des effets positifs mesurables :

  • Sentiment d’appartenance renforcé
  • Diminution de l’isolement professionnel
  • Reconnaissance de la pénibilité du métier
  • Création d’une communauté professionnelle solidaire

L’ouverture de l’espace Place Gambetta marque une nouvelle étape dans la reconnaissance et la valorisation du métier d’auxiliaire de vie en Île-de-France.

Espace de repos et stratégie RH : un investissement gagnant

Pour les structures de services à la personne, améliorer les conditions de travail des auxiliaires de vie n’est pas qu’une question d’éthique : c’est aussi un levier économique.

Les bénéfices pour les employeurs

Réduction du turnover : Le coût du remplacement d’une auxiliaire de vie (recrutement, formation, montée en compétence) est élevé. Investir dans le bien-être des professionnels permet de les fidéliser.

Image employeur attractive : Dans un secteur en tension, se différencier par des avantages concrets aide à attirer de nouveaux talents.

Qualité de service : Des auxiliaires de vie reposées et soutenues offrent un meilleur accompagnement aux bénéficiaires.

Absentéisme réduit : La prévention de l’épuisement professionnel limite les arrêts maladie liés au burn-out.

Vous êtes employeur et souhaitez offrir cet avantage à vos auxiliaires de vie ?

Contactez-nous pour découvrir les modalités d’adhésion et permettre à vos équipes de bénéficier de cet espace de repos dès le 12 janvier 2026.

FAQ : Espace de repos auxiliaires de vie Paris

L'espace de repos est-il gratuit pour les auxiliaires de vie ?

L’accès à l’espace est gratuit pour toutes les auxiliaires de vie dont l’employeur a réglé la contribution au dispositif.

Pour les auxiliaires en CESU, une contribution est à régler lors de votre première visite.

our accéder au lieu, les structures doivent s’acquiter d’une contribution financière.

La contribution permet de financer les consommables à disposition (café, thé), l’animation et la coordination pour faire vivre ce lieu.

L’espace de repos est ouvert de 13h à 17h, du lundi au vendredi, durant la plage horaire où les auxiliaires ont le plus besoin de faire une pause entre deux interventions.

Si vous êtes salarié(e) d’une agence (prestataire ou mandataire), votre employeur doit s’inscrire au dispositif et régler la contribution. Vous recevrez ensuite une carte d’accès personnelle vous permettant d’utiliser l’espace librement pendant les horaires d’ouverture. Si vous êtes en CESU, vous devez vous acquitter de la contribution mensuelle lors de votre première visite.

En plus de l’espace détente et de la cuisine équipée disponibles quotidiennement, des ateliers bien-être et des ateliers métiers seront progressivement proposés aux auxiliaires de vie.

L’espace repos auxiliaires de vie se situe au sein de la mairie du 20ème arrondissement de Paris.

Pour y accéder, demandez « la résidence de l’accessibilité » aux agents situés à l’entrée de la mairie. Ouverture de 13h à 17h du lundi au vendredi.

*Étude de décembre 2025 menée par LE COLLECTIF NATIONAL LA FORCE INVISIBLE DES AIDES A DOMICILE/Anne Lauseig en collaboration avec Vocation Auxiliaire. La santé par l’alimentation : les auxiliaires de vie et la (mal)nutrition – Alimentation équilibrée et bien-être des professionnel(les) du maintien à domicile.

Vous pouvez télécharger gratuitement les résultats de l’étude en cliquant ici.

La FESP recommande nos formations vidéo destinées aux auxiliaires de vie.

FESP recommande nos formations

En décembre 2025, Vocation Auxiliaire franchit une étape importante : nos formations vidéo destinées aux auxiliaires de vie sont désormais recommandées par la FESP (Fédération des employeurs des services à la personne).

Cette reconnaissance par l’un des acteurs majeurs du secteur confirme la qualité et la pertinence de nos contenus pédagogiques dédiés aux professionnel(le)s de l’aide à domicile.

Pour les Services d’Aide et d’Accompagnement à Domicile adhérents à la FESP, ce partenariat ouvre l’accès à des formations innovantes à tarif avantageux.

Qu'est-ce que la FESP et pourquoi ce partenariat est-il important ?

La FESP représente plus de 3 600 structures d’aide à la personne en France.
En tant que fédération des employeurs du secteur, elle accompagne notamment les SAAD (Service d’Aide et d’Accompagnement à Domicile) dans leurs enjeux de professionnalisation, de qualité de service et de développement.
 
L’intégration de Vocation Auxiliaire au catalogue de formations de la FESP témoigne de :
  • La qualité pédagogique de nos capsules vidéos de formation
  • La pertinence de nos contenus face aux défis terrain rencontrés par les auxiliaires de vie
  • L’innovation de notre format e-learning, adapté aux contraintes du secteur de l’aide à domicile
  • La reconnaissance par les professionnels du secteur de notre expertise
Ce partenariat permet aux structures adhérentes de la FESP de bénéficier d’un tarif préférentiel exclusif pour former leurs équipes.

Des formations vidéo adaptées aux besoins des auxiliaires de vie

Un format innovant et flexible

Nos parcours de formation vidéo répondent aux contraintes spécifiques du métier d’auxiliaire de vie :
  • Des modules courts (2 à 3 minutes par capsule) pour apprendre à son rythme
  • Un format 100% e-learning accessible sur smartphone, tablette ou ordinateur
  • Une disponibilité 24h/24 pour se former entre deux interventions ou depuis chez soi
  • Un accès pendant 12 mois pour revoir les contenus autant de fois que nécessaire
  • Des quiz interactifs après chaque capsule pour valider les acquis

Des thématiques essentielles pour le maintien de l'autonomie à domicile

Vocation Auxiliaire propose actuellement deux parcours complets en capsules vidéos :
 

🥗 Formation nutrition : « Le repas, un moment de plaisir et de soin »

Cette formation en e-learning de 30 capsules vidéos + quiz de suivi des connaissances + fiches récapitulatives (3h30) aborde la prévention de la dénutrition chez les personnes âgées, problématique majeure à domicile.
 
Animée par Annie-Pierre Pineau, diététicienne-nutritionniste avec 20 ans d’expérience, elle couvre :
  • La dénutrition à domicile : comprendre, repérer et agir
  • Les régimes alimentaires à connaître (Alzheimer, Parkinson, diabète…)
  • Les situations complexes d’accompagnement au repas (refus alimentaire, troubles de la déglutition)
  • Des recettes filmées faciles à reproduire
  • Bonus : 5 astuces pour gagner du temps en cuisine

🤝 Formation bientraitance : repérer et agir contre la maltraitance

Animée par Delphine Dupré-Lévêque, anthropologue, autrice et formatrice avec 35 ans d’expérience, cette formation permet aux auxiliaires de vie de :
  • Définir les différentes formes de maltraitance pour pouvoir les identifier
  • Connaître les démarches à suivre lors de suspicion ou de maltraitance avérée
  • Acquérir les bonnes pratiques de bientraitance au quotidien
  • Développer la qualité du lien avec les bénéficiaires et leurs familles
  • Appliquer un vocabulaire et une posture adaptés pour signaler une situation

D’autres formations à venir

Ce partenariat avec la FESP concerne l’ensemble de nos formations vidéo disponibles et à venir.
Vocation Auxiliaire développe régulièrement de nouveaux contenus pour répondre aux besoins identifiés sur le terrain :
  • Secret professionnel,
  • Gestion des situations difficiles,
  • Communication avec les familles,
  • Accompagnement des pathologies spécifiques, etc.

Les bénéfices pour les structures adhérentes FESP

Former vos équipes efficacement

Les formations vidéo Vocation Auxiliaire permettent aux SAAD de :
  • Former à moindre coût grâce au tarif avantageux réservé aux adhérents FESP
  • Adapter la formation aux disponibilités de chaque auxiliaire de vie
  • Suivre la progression de leurs équipes via la plateforme
  • Valoriser les compétences des auxiliaires de vie avec des contenus certifiants
  • Répondre aux obligations de formation continue du secteur

Fidéliser vos auxiliaires de vie

La formation continue est un levier de fidélisation reconnu.
 
En proposant des formations accessibles, concrètes et valorisantes, vous :
  • Montrez votre investissement dans le développement professionnel de vos équipes
  • Répondez aux attentes des auxiliaires qui souhaitent monter en compétences
  • Créez un cercle vertueux : auxiliaires formées = bénéficiaires satisfaits = structure reconnue
  • Réduisez le turnover en offrant des perspectives d’évolution

Vous démarquer auprès des familles

Communiquer sur les compétences renforcées de vos auxiliaires de vie devient un argument de confiance :
  • Expertise reconnue sur la nutrition des personnes âgées
  • Formation à la bientraitance et à la prévention de la maltraitance
  • Professionnalisation continue via des contenus recommandés par la FESP

Comment accéder aux formations vidéo Vocation Auxiliaire ?

Pour les structures d'aide à domicile

Vous êtes une structure d’aide à domicile et souhaitez former vos auxiliaires de vie ? Demandez votre devis personnalisé.
Si vous êtes adhérent FESP, vous bénéficiez  d’un tarif préférentiel exclusif.
 
Nous vous accompagnons également dans les démarches de financement :
  • Prise en charge possible par votre OPCO,
  • Financement complémentaire CNSA possible pour certaines thématiques,
  • Tarifs dégressifs selon le nombre d’accès souhaités

Si vous êtes adhérent FESP, vous pouvez accéder à toutes les informations concernant le tarif adhérent ici. 

Pour les auxiliaires de vie du particulier employeur et les aidants familiaux

Vous exercez en tant qu’auxiliaire de vie et souhaitez vous former ?

Vous êtes aidant familial et souhaitez vous former ?

Nos capsules vidéos sont accessibles en financement individuel.

Pour y accéder, vous devez vous créer un compte juste ici (lien à venir) et choisir la ou les formations de votre choix. Puis laissez-vous guider !

FAQ - Partenariat FESP

Pourquoi la FESP recommande-t-elle Vocation Auxiliaire ?

La FESP recommande Vocation Auxiliaire pour la qualité pédagogique de ses formations vidéo, leur format innovant adapté aux contraintes du métier, et leur pertinence face aux enjeux terrain. Cette reconnaissance valide notre expertise dans la formation des auxiliaires de vie.

Toutes nos formations en capsules vidéos actuelles et à venir sont concernées : formation nutrition et dénutrition, formation bientraitance, et les nouveaux modules en cours de développement sur la fin de vie, la communication, la gestion des situations difficiles, etc.

Les structures adhérentes FESP bénéficient d’un tarif préférentiel exclusif sur l’ensemble de nos formations vidéo. Ce tarif avantageux permet de former davantage d’auxiliaires de vie à moindre coût, tout en bénéficiant de contenus recommandés par la principale fédération du secteur.

Oui, nos formations sont éligibles au financement par les OPCO. Certaines thématiques comme la dénutrition ou la prévention des risques professionnels peuvent bénéficier de financements complémentaires de la CNSA. Nous vous accompagnons dans ces démarches.

Découvrez notre catalogue de formation ici. 

Analyse des Pratiques Professionnelles (APP) : pour réduire (enfin) le turnover

Groupe de femmes en analyse des pratiques professionnelles

En tant que responsable d’un service d’aide à domicile, vous êtes confronté(e) à un turnover élevé de vos auxiliaires de vie. 

Et si l’Analyse des Pratiques Professionnelles (APP) était la solution pour fidéliser vos équipes ? 

Ce dispositif de formation continue, basé sur l’analyse collective de situations professionnelles réelles, répond aux défis spécifiques du secteur : 

  • Isolement sur le terrain
  • Charge émotionnelle intense
  • Situations relationnelles complexes.

Découvrez ce qu’est une analyse des pratiques professionnelles et comment mettre en place ces ateliers au sein de votre structure.

Qu’est-ce que l’Analyse des Pratiques Professionnelles ?

Une démarche structurée et professionnelle

L’APP n’est pas un simple groupe de discussion, ou pire un café entre auxiliaires de vie. Il s’agit d’un dispositif exigeant qui vise à comprendre et améliorer la pratique professionnelle par l’intelligence collective.

Contrairement à une réunion d’équipe classique, l’APP crée un espace réflexif sécurisant où les auxiliaires de vie peuvent partager leurs difficultés sans jugement, sans hiérarchie présente (point important).

Le dispositif réunit des professionnels de la relation (soignants, travailleurs sociaux, auxiliaires de vie) en petit groupe pour analyser ensemble des situations vécues sur le terrain.

L’objectif : développer une compréhension collective des pratiques et identifier des pistes d’amélioration concrètes.

Pourquoi l’APP répond-elle aux besoins spécifiques de l’aide à domicile ?

Rompre l’isolement professionnel

Les auxiliaires de vie exercent le plus souvent seul(e)s au domicile des bénéficiaires.

Cet isolement peut générer un sentiment de solitude face aux difficultés rencontrées.

L’APP crée un lieu coopératif où partager ses questionnements et bénéficier du regard des pairs.

Gérer la charge émotionnelle

Les auxiliaires de vie font face quotidiennement à des situations émotionnellement difficiles : conflits familiaux, maladie, fin de vie, agressivité de certains bénéficiaires. Sans espace de parole, ces émotions peuvent conduire à l’épuisement professionnel.

L’APP offre un cadre sécurisant pour exprimer ses ressentis, prendre du recul et développer des stratégies d’adaptation. Les bénéfices sont multiples :

  • Prévention du burn-out par la verbalisation des difficultés
  • Amélioration du bien-être au travail grâce au soutien du groupe
  • Développement de compétences relationnelles pour mieux gérer les situations complexes 

Développer les compétences professionnelles

Au-delà du soutien psychologique, l’APP constitue un véritable outil de montée en compétences. En analysant collectivement des situations réelles, les auxiliaires de vie :

  • Acquièrent de nouvelles techniques d’intervention
  • Apprennent à identifier les signaux d’alerte (maltraitance, dénutrition, dépression)
  • Développent leur capacité d’écoute et de questionnement
  • Renforcent leur posture professionnelle 
« Chez Vocation Auxiliaire, nous mettons en place des Ateliers d'Analyses des Pratiques en présentiel ou distanciel pour permettre à chaque auxiliaire de vie de se sentir moins seul(e) face aux problèmes du quotidien et de trouver des solutions collectivement. Toutes les difficultés peuvent être abordées sans tabou : racisme, logement insalubre, comportements violents, décès d'un bénéficiaire ...»
Photo de Charlotte WERLER
Charlotte Werler
Fondatrice de Vocation Auxiliaire

Comment se déroule une séance d’APP ?

Les règles essentielles du cadre

Avant toute séance, trois règles fondamentales doivent être rappelées pour garantir la sécurité psychologique du groupe :

  1. Confidentialité absolue : rien de ce qui est dit en séance ne sort du groupe. Cette règle est indispensable pour libérer la parole.
  2. Non-jugement : chaque participant(e) s’engage à écouter sans évaluer ni critiquer. L’objectif est de comprendre, pas de juger.
  3. Participation volontaire : l’adhésion libre est essentielle. Un(e) auxiliaire peut choisir de ne pas exposer de situation lors d’une séance.

Une séance d’APP est structurée et animée par un(e) professionnel(le) formée. Une séance peut durer entre 1h et 2h, selon un déroulé bien défini.

Les bénéfices concrets de l’APP pour la fidélisation des auxiliaires de vie

Un impact mesurable sur la rétention

Les structures qui mettent en place des APP constatent plusieurs effets positifs sur la fidélisation :

  • Réduction du turnover : les auxiliaires se sentent soutenues et valorisées
  • Amélioration de la cohésion d’équipe : malgré l’isolement du terrain, un collectif se construit
  • Diminution de l’absentéisme : la prévention du burn-out limite les arrêts maladie
  • Attractivité renforcée : l’APP devient un argument de recrutement différenciant 

Une reconnaissance du professionnalisme

Proposer des APP, c’est reconnaître la complexité du métier d’auxiliaire de vie et la nécessité d’un accompagnement spécifique.

Ce signal fort valorise les compétences et l’expertise des professionnel(le)s.

Un complément indispensable à la formation continue

L’APP ne remplace pas la formation continue, elle la complète. Tandis que la formation apporte de nouvelles connaissances théoriques, l’APP transforme l’expérience pratique en apprentissage collectif. Les deux dispositifs sont complémentaires pour développer les compétences des auxiliaires de vie.

« J’ai participé à un atelier d’analyse des pratiques. C’était fort en émotion. Je me suis sentie enfin considérée par mon employeur»,
Anne
Auxiliaire de vie - Prestataire - Rhône-Alpes

Comment mettre en place l’APP dans votre SAAD ?

Les prérequis organisationnels

Pour réussir la mise en place d’APP, plusieurs conditions sont nécessaires :

  • Groupe de 10 participants maximum : au-delà, les échanges deviennent difficiles à animer et la parole ne circule pas suffisamment.
  • Fréquence trimestrielle recommandée : une régularité est essentielle pour créer la confiance et installer le rituel. Prévoir 1h30 à 2h00 par séance.
  • Même lieu ou même créneau horaire : la stabilité du cadre matériel renforce la sécurité psychologique.
  • Participation volontaire ou séance découverte : pour les structures qui débutent, proposer une séance test permet aux auxiliaires de découvrir le dispositif avant de s’engager.

Modalités pratiques : présentiel ou distanciel

Les séances d’APP peuvent avoir lieu en présentiel ou en visioconférence. Le distanciel facilite la participation des auxiliaires réparties sur un territoire étendu, mais le présentiel favorise la création de lien. L’idéal est d’alterner selon les contraintes de votre structure.

Chez Vocation Auxiliaire, nous sommes formées pour animer des séances d’Analyse des Pratiques Professionnelles et référencées dans le portail de l’Analyse des Pratiques Professionnelles.

Budget et financements possibles

Le coût d’une séance d’APP varie entre 150€ et 300€ selon le temps passé, le nombre de participants et les modalités (présentiel ou distanciel).

Plusieurs dispositifs de financement peuvent être mobilisés :

  • OPCO Santé ou OPCO EP selon votre statut 
  • Agences Régionales de Santé (ARS) dans le cadre de plans d’amélioration de la qualité
  • Plans de développement des compétences de votre structure 

L’APP n’est pas obligatoire dans l’aide à domicile, mais elle répond aux exigences de qualité et de professionnalisation du secteur.

Elle devient un atout différenciant pour les structures qui souhaitent se démarquer

L’APP : un investissement rentable pour votre structure

Un cercle vertueux de qualité

En fidélisant vos auxiliaires de vie grâce à l’APP, vous créez un cercle vertueux :

  1. Auxiliaires plus stables = moins de turnover = moins de coûts de recrutement
  2. Auxiliaires mieux formées = interventions de meilleure qualité = satisfaction des bénéficiaires
  3. Bénéficiaires satisfaits = bouche-à-oreille positif = développement de votre activité
  4. Structure reconnue = attractivité renforcée = candidatures spontanées 

Un levier de prévention des risques

L’APP permet d’identifier précocement les situations à risque (épuisement professionnel, pratiques inappropriées, tensions avec les familles) et d’y apporter des réponses collectives avant qu’elles ne dégénèrent. Cette fonction préventive limite les arrêts maladie, les démissions et les conflits.

FAQ : L'Analyse des Pratiques Professionnelles dans l'aide à domicile

L'APP est-elle obligatoire dans les services d'aide à domicile ?

Non, l’APP n’est pas obligatoire. Cependant, elle répond aux exigences de qualité et de professionnalisation du secteur. Elle devient un atout différenciant pour les structures qui souhaitent se démarquer et fidéliser leurs équipes.

Les premiers bénéfices (meilleure cohésion, libération de la parole) apparaissent dès les premières séances. Les effets sur la fidélisation et les compétences se mesurent sur plusieurs mois. La régularité est essentielle : une séance trimestrielle pendant au moins un an permet d’installer le dispositif durablement.

Il est fortement recommandé de faire appel à un·e animateur·rice externe formé·e. L’animation d’APP nécessite des compétences spécifiques et une posture de facilitateur·rice neutre. Un·e responsable de service aura du mal à garantir cette neutralité. De plus, l’animateur·rice doit être en supervision pour analyser sa propre pratique.

Enfin, il est fortement déconseillé de faire intervenir un(e) responsable hiérarchique dans une séance d’APP.

Chez Vocation Auxiliaire, nous sommes formées à l’animation d’APP.

Retrouvez Vocation Auxiliaire au Salon des Services à la Personne 2025

Salon de services à la personne 2025
Vocation Auxiliaire sera présent au Salon des Services à la Personne et de l’emploi à domicile les mardi 25 et mercredi 26 novembre 2025 à Paris Porte de Versailles. Venez nous rencontrer sur le Village Silver Valley pour échanger sur le recrutement et la fidélisation des auxiliaires de vie, découvrir nos nouvelles capsules vidéos de formation et nos ateliers d’analyse des pratiques professionnelles.
 
 

Retrouvez Vocation Auxiliaire sur le Village Silver Valley (stand A44)

 
Nous serons présents sur le Village Silver Valley, le premier pôle d’innovation européen dédié à la transition démographique. Silver Valley fédère plus de 230 organisations de la Silver Économie et accompagne les solutions innovantes pour favoriser le mieux-vieillir et l’inclusion des personnes âgées.
 
Venez nous rencontrer sur notre stand pour échanger sur vos enjeux de recrutement et de fidélisation des auxiliaires de vie. Nous serons à votre écoute de 9h à 18h au pavillon 5.1.
 

Nos nouveautés à découvrir au salon

Des capsules vidéos de formation bientôt disponibles

Nous sommes ravis de vous présenter nos capsules vidéos de formation qui seront prochainement disponibles. Ces modules courts et pédagogiques permettront à vos auxiliaires de vie de se former sur des thématiques clés du métier :
Une manière efficace de former vos auxiliaires de vie à leur rythme, selon leur disponibilité, avec des contenus conçus par des experts de terrain.
 

Ateliers d’analyse des pratiques professionnelles (APP)

 
Vous souhaitez fidéliser vos auxiliaires de vie et leur offrir un cadre de travail optimal ? 
 
Nos ateliers d’analyse des pratiques professionnelles en présentiel ou à distance permettent à vos équipes d’échanger sur les situations rencontrées au quotidien et de trouver des solutions collectives.
 
Ces temps d’écoute et de soutien sont essentiels pour :
  • Prévenir l’épuisement professionnel
  • Créer un climat d’entraide au sein de vos équipes
  • Valoriser l’expérience de vos auxiliaires de vie
  • Réduire le turnover dans votre structure

Accompagnement au recrutement d’auxiliaires de vie

 
Face à la pénurie de main-d’œuvre dans le secteur de l’aide à domicile, recruter des auxiliaires de vie qualifiées et motivées est un défi majeur pour les structures de services à la personne.
 
Vocation Auxiliaire vous accompagne dans votre recrutement grâce à :
  • Notre communauté de plus de 700 profils qualifiés
  • Notre expertise du secteur médico-social
  • Notre approche centrée sur les valeurs et la vocation

Pourquoi venir nous rencontrer ?

Que vous soyez dirigeant de SAAD, responsable RH ou coordinateur, le Salon des Services à la Personne est l’occasion idéale pour :

  • Échanger sur vos enjeux de recrutement : comment attirer et recruter des auxiliaires de vie passionnées ?
  • Découvrir nos solutions de formation : comment former vos équipes efficacement avec nos capsules vidéos ?
  • Mettre en place une stratégie de fidélisation : comment réduire le turnover grâce aux ateliers d’analyse des pratiques ?
  • Rencontrer l’équipe Vocation Auxiliaire : discuter de vos besoins spécifiques et découvrir comment nous pouvons vous accompagner

Informations pratiques


Dates : Mardi 25 et mercredi 26 novembre 2025
Horaires : 9h – 18h
Lieu : Paris Porte de Versailles, pavillon 5.1
Village : Silver Valley
Inscription gratuite sur le site du salon : https://www.salon-services-personne.com
Où se trouve le stand de Vocation Auxiliaire au salon des Services à la Personne ?

Nous serons sur le Village Silver Valley – stand A44 au pavillon 5.1 de Paris Porte de Versailles. 

Le Village Silver Valley regroupe les acteurs innovants de la transition démographique et de la Silver Économie.

Nous présenterons nos capsules vidéos de formation qui sortent prochainement, nos ateliers d’analyse des pratiques professionnelles et notre accompagnement au recrutement d’auxiliaires de vie qualifiées.

L’inscription est gratuite sur le site officiel du salon : https://www.salon-services-personne.com. Rendez-vous les mardi 25 et mercredi 26 novembre 2025 à Porte de Versailles.

Oui, nous proposons des ateliers d’analyse des pratiques professionnelles en présentiel ou à distance. Ces temps d’échange permettent aux auxiliaires de vie de trouver du soutien, de partager leurs expériences et de prévenir l’épuisement professionnel.

Crédit photo : © Émilie Hautier & Sébastien d’Halloy – Image & Co

Refus alimentaire chez les personnes âgées : comment réagir en tant qu’auxiliaire de vie ?

Refus alimentaire : comment agir ?

Si vous êtes aidant(e) d’une personne âgée, vous avez certainement déjà été confronté(e) à ces situations délicates : une personne qui repousse son assiette, refuse de manger ou ne touche plus à ses repas. Ce refus alimentaire peut être source d’inquiétude et de frustration. Pourtant, comprendre les causes de ce comportement et adopter la bonne posture vous permettra d’agir au mieux, tout en préservant la dignité et le bien-être de la personne accompagnée.

Qu’est-ce que le refus alimentaire ? 

 
Le refus alimentaire se manifeste lorsqu’une personne âgée repousse systématiquement son assiette, ne mange plus ou consomme des quantités insuffisantes pour couvrir ses besoins nutritionnels.
 
Ce comportement peut être ponctuel ou s’installer dans la durée.
 
Attention : Le refus alimentaire prolongé peut conduire à une dénutrition, avec des conséquences graves sur la santé : perte de poids, fonte musculaire, chutes, hospitalisations.

Refus volontaire ou involontaire : la question essentielle

 
Face à une personne qui refuse de manger, vous devez d’abord vous poser cette question : ce refus est-il volontaire ou involontaire ?
 

Le refus volontaire : respecter le choix de la personne

Lorsque le refus est volontaire, la personne âgée exprime un choix conscient. Ce refus peut traduire :
 
  • Une volonté de reprendre le contrôle sur sa vie quotidienne
  • Une diminution naturelle de l’appétit liée au vieillissement
  • Une préférence alimentaire non respectée (goûts, textures, horaires)
  • Un ras-le-bol face à des repas monotones ou inadaptés
Votre rôle : Tant que la décision ne met pas la santé en danger immédiat, vous devez respecter ce choix. La personne exerce son droit à l’autodétermination.
 
Cependant : Si la perte de poids devient inquiétante (par exemple, 3 kg en un mois pour une personne de 60 kg), vous ne devez pas rester seul(e) face à cette situation. Alertez l’équipe : famille, responsables, professionnels de santé.
 

Le refus involontaire : identifier les causes sous-jacentes

Parfois, le refus n’est pas un choix mais le symptôme d’un problème sous-jacent. Les causes peuvent être multiples :
 

Causes physiologiques

  • Douleurs dentaires : caries, aphtes, mycoses buccales
  • Appareil dentaire mal adapté qui blesse ou gêne
  • Effets secondaires de médicaments : nausées, perte du goût, sécheresse buccale
  • Troubles de la déglutition (dysphagie) qui rendent la déglutition difficile ou douloureuse
  • Constipation chronique qui coupe l’appétit

Causes psychologiques

  • Syndrome dépressif : perte d’intérêt pour tout, y compris la nourriture
  • Syndrome de glissement : perte de l’envie de vivre, repli sur soi
  • Anxiété, stress liés à un changement d’environnement ou une perte récente
  • Troubles cognitifs (Alzheimer, démence) qui altèrent la perception de la faim

Causes environnementales

  • Isolement et manque de convivialité : manger seul(e) coupe l’appétit
  • Environnement bruyant ou stressant : télévision trop forte, disputes
  • Impossibilité d’utiliser correctement les couverts (apraxie, tremblements)
  • Handicap physique limitant l’autonomie

Quand faut-il s’inquiéter ?

 
Certains signes doivent vous alerter immédiatement :
 
  • Perte de poids rapide : 3 kg en un mois ou 5 kg en trois mois
  • Vêtements qui flottent, alliance qui tourne
  • Faiblesse musculaire croissante : difficultés à se lever, chutes répétées
  • Refus persistant depuis plus d’une semaine
  • Déshydratation : bouche sèche, confusion, urine foncée
Dans ces cas, alertez immédiatement l’équipe et les proches. Une prise en charge rapide peut éviter une hospitalisation.
 

Prévenir le refus alimentaire au quotidien

Créer un environnement agréable

  • Une table soignée : jolie vaisselle, nappe propre, fleurs si possible
  • Un environnement calme : éteignez la télévision, limitez les bruits
  • Une lumière douce et chaleureuse
  • De la convivialité : partagez le repas si possible, échangez sur des sujets agréables

Respecter les goûts et préférences

  • Proposez des aliments que la personne aime
  • Respectez les horaires de repas habituels
  • Adaptez les textures si nécessaire (mouliné, haché)
  • Servez des portions raisonnables, quitte à resservir

Stimuler l’appétit

  • Les odeurs : cuisinez avec la personne quand c’est possible
  • Les couleurs : variez les aliments pour rendre l’assiette attractive
  • La participation : invitez la personne à éplucher une pomme, mélanger une sauce

Fractionner les repas

Plutôt que trois repas copieux, proposez plusieurs petites collations tout au long de la journée.
Une personne qui grignote régulièrement peut mieux couvrir ses besoins nutritionnels.

Questions fréquentes : le refus alimentaire chez la personne âgée, comment réagir et agir ?

Peut-on forcer une personne âgée à manger ?

Non, jamais. Forcer crée du stress, augmente le risque de fausse route et porte atteinte à la dignité. Votre mission est de comprendre les causes du refus, d’adapter l’accompagnement et de transmettre vos observations aux professionnels compétents.

Surveillez la perte de poids (3 kg en un mois), les vêtements qui flottent, la faiblesse musculaire croissante. Si ces signes apparaissent, alertez immédiatement les proches et les professionnels de santé.

Ne restez jamais seul(e) face à cette situation. Documentez vos observations (dates, quantités, comportement) et transmettez-les à votre responsable, aux proches et au médecin. Une prise en charge pluridisciplinaire est nécessaire.

Non. Les causes sont multiples : douleurs dentaires, effets secondaires de médicaments, troubles de la déglutition, isolement, troubles cognitifs. C’est pourquoi il est essentiel de chercher la cause avant d’agir.

Si vous voulez aller plus loin ...

Nous avons regroupé dans 30 vidéos courtes et pédagogiques toutes les informations à connaître pour accompagner au mieux une personne âgée dans les moments du repas.

Avec ce parcours vidéos, vous serez capables de :

  • tout connaître sur l’équilibre alimentaire et comprendre les familles d’aliments pour donner de l’énergie et protéger votre santé (coeur, muscles, mémoires) et celle des personnes que vous accompagnez.
 
  • repérer les signaux d’alerte de la dénutrition chez une personne âgée, prévenir la perte de poids et savoir comment enrichir l’alimentation simplement.
 
  •  différencier les différents régimes alimentaires (diabète, régime hypercalorique ou pauvre en fibres…) pour adapter l’assiette sans risque.
 
  • d’agir avec confiance dans les situations complexes : maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson, refus alimentaire, apraxie.
 
  • de cuisiner des recettes simples et équilibrée ou enrichie pour faire (se) faire plaisir et retrouver la joie de bien manger.
 
  • de connaître toutes les astuces pour gagner du temps en cuisine, cuisiner malin et toujours bien manger.

Ce que vous allez découvrir :

✅ 30 vidéos
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À regarder quand vous voulez et autant de fois que vous voulez pendant 6 mois.
 
 
Programme formation dénutrition

Le sujet de la dénutrition chez la personne âgée vous intéresse ?

Nous vous invitons à consulter le site du collectif de lutte contre la dénutrition et cet article sur la dénutrition à partir de 75 ans.

Comment rendre le métier d’auxiliaire de vie plus attractif et fidéliser les talents ?

Comment rendre le métier d'auxiliaire de vie plus attractif et fidéliser les talents ?

Parlons peu, parlons soin, le podcast – Comment rendre le métier d’auxiliaire de vie plus attractif et fidéliser les talents ? Transcript de l'épisode.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Servez-vous, la première chaîne de podcast spécialisée dans les services à la personne et la silver économie. Aujourd’hui, nouvel épisode de Parlons peu, parlons soin. On s’intéresse au métier d’auxiliaire de vie, avec deux enjeux majeurs : le recrutement et la fidélisation.

Ce métier est essentiel à l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie, mais il fait face à un manque de reconnaissance, une pénurie de candidats et des conditions de travail exigeantes. Pourtant, ces professionnels jouent un rôle clé au quotidien. Comment attirer et garder ces talents ?

Pour en parler, j’accueille Charlotte Werler, fondatrice de Vocation Auxiliaire, qui aide les agences de services à la personne à recruter et fidéliser des auxiliaires de vie qualifiées, et Anne Lauseig, auxiliaire de vie, qui partagera son expérience du terrain. Bienvenue à toutes les deux.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Anne, pourquoi as-tu choisi de devenir auxiliaire de vie ?

Anne Lauseig
Pour le contact humain. J’aime apprendre des autres et accompagner les personnes à domicile le plus longtemps possible, parce que c’est leur choix.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Depuis combien de temps exerces-tu ?

Anne Lauseig
Environ sept ans et demi.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Quelles qualités sont essentielles pour ce métier ?

Anne Lauseig
L’empathie, la disponibilité, la créativité, aimer le relationnel, sourire, calme et bonne humeur. Des valeurs très humaines.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Charlotte, qu’est-ce qui attire les personnes vers ce métier ?

Charlotte Werler
Le goût de l’autre et de l’aide. On reçoit des « merci » des bénéficiaires et des familles : on se sent utile. Le métier n’est pas routinier, on rencontre des personnes différentes chaque jour et on les aide à vieillir chez elles. Il est aussi accessible via des formations, notamment pour des personnes en reconversion vers 50 ans qui cherchent plus de sens.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Comment distinguer une vocation d’un simple besoin d’emploi ?

Charlotte Werler
La vocation, c’est ce qui nous appelle et correspond à nos valeurs et à ce qu’on veut vivre au quotidien. Mais vocation ne veut pas dire bénévolat : c’est un métier, il faut pouvoir en vivre. La question des salaires et de la reconnaissance se pose.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Quels sont les principaux freins au recrutement ?

Charlotte Werler
Les conditions de travail : présence tôt le matin pour le lever et la toilette, le soir pour le coucher, des coupures en journée sans lieu d’accueil, beaucoup de déplacements, souvent avec son propre véhicule en zone rurale, et un sentiment d’isolement. Les salaires aussi : pour des interventions complexes (troubles neurocognitifs, toilettes, repas), on voit encore des taux autour de 12 € brut de l’heure. Une revalorisation est nécessaire.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Anne, tu retrouves ces freins sur le terrain ?

Anne Lauseig
Oui : déplacements, salaires, manque de formation, manque de visibilité sur les évolutions de carrière. On peut évoluer (aide-soignant, éducateur spécialisé, infirmier) ou rester auxiliaire de vie en devenant référente d’une pathologie, responsable de secteur, etc. Mais nos compétences ne sont pas assez reconnues : dans une journée, on peut gérer cinq à sept pathologies différentes, avec des postures adaptées à chacune.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Il y a aussi un travail d’image à mener ?

Anne Lauseig
Oui. Depuis le Covid, l’image s’est un peu améliorée : on a mieux reconnu l’importance du lien. Même pour l’entretien du domicile, le lien est essentiel et il n’est pas assez pris en compte dans les prises en charge.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Comment accompagne-t-on quelqu’un qui veut devenir auxiliaire de vie sans avoir encore les qualifications ?

Charlotte Werler
Il existe de nombreuses formations, mais elles sont mal connues. Par exemple : la POEI (Préparation Opérationnelle à l’Emploi Individuelle) proposée par France Travail, environ trois mois de formation rémunérée, souvent avec un CDI à la clé ; Pro-A, l’alternance pour les salariés déjà en poste, prise en charge ; l’accompagnement par un conseiller en évolution professionnelle via France Travail ; certains groupes ont aussi leur institut de formation interne. C’est un métier technique : pathologies, nutrition, gestes et postures… Il faut se former.

Anne Lauseig
On ne naît pas avec ces compétences. Et ce n’est pas parce qu’on est une femme qu’on les a.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Charlotte, côté agences, quelles stratégies fonctionnent pour attirer des profils engagés ?

Charlotte Werler
Une marque employeur réelle, fidèle au terrain : informations claires dès l’entrée (mutuelle, majorations dimanches et jours fériés, convention collective, frais professionnels), communication fluide, parrain/marraine, parcours d’intégration et de formation, plannings optimisés pour limiter les coupures. Être très réactif : répondre aux candidatures en quelques heures, pas une semaine plus tard. Et rester à l’écoute : c’est un métier profondément humain.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Anne, comment as-tu trouvé ton premier emploi ?

Anne Lauseig
Par un remplacement proposé par une amie. Ensuite, des besoins familiaux m’ont confortée dans ce choix.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Pourquoi rester malgré les contraintes ?

Anne Lauseig
Pour l’humain. Chaque bénéficiaire a son histoire. Les journées ne se ressemblent pas. Un sourire peut illuminer la journée ; un « merci » compte énormément.

Charlotte Werler
Attention aux clichés : ce n’est pas « un métier de femmes par défaut ». Tout le monde n’a pas l’empathie ni l’envie nécessaires.

Anne Lauseig
Exact. Prendre soin d’un adulte âgé n’a rien à voir avec s’occuper d’un bébé. Ce n’est pas donné à tout le monde. Et la présence d’hommes apporte une autre approche, souvent appréciée, avec des souvenirs et des émotions positives chez certains bénéficiaires.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Comment fidéliser les équipes ?

Anne Lauseig
Par un management de confiance : donner à l’auxiliaire une place active dans les décisions de prise en charge, proposer des perspectives d’évolution et des projets internes, entendre les demandes de formation, accepter qu’on puisse dire « je ne me sens pas compétente pour cette situation ». Et surtout : bienveillance au quotidien et respect strict de la vie personnelle (indisponibilités, vacances, week-ends).


Charlotte Werler
100% alignée avec Anne : communication claire (contrat, informations bénéficiaires), parrainage, parcours d’intégration et de formation dans le temps, respect de la vie privée. Construire un fonctionnement plus vertueux pour éviter les sollicitations de dernière minute qui épuisent.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Le manque de reconnaissance : comment y répondre ? Et quel rôle jouent formation et évolution ?

Anne Lauseig
Il y a un léger mieux depuis le Covid, mais il manque de la reconnaissance publique, sociétale, parfois au sein des structures et des familles. Cela passe par les salaires, la formation, une communication honnête sur la réalité du métier, et l’explicitation de nos compétences et de nos limites. Côté départements, parler « heures d’accompagnement » plutôt que « ménage/courses » clarifierait les attentes.


Charlotte Werler
Côté employeurs, commencer par respecter les bases. Informer familles et bénéficiaires des diplômes et formations de l’auxiliaire. Ne pas confondre auxiliaire de vie et aide ménagère.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Comment redorer l’image du métier ?

Charlotte Werler
Communiquer largement sur son utilité universelle. Et, pourquoi pas, créer un véritable « institut de formation des auxiliaires de vie » avec des référentiels homogènes (pathologies cognitives, nutrition, bientraitance, secret professionnel, etc.).


Anne Lauseig
Uniformiser le diplôme et les référentiels pour lever les ambiguïtés (par exemple sur les toilettes). La carte professionnelle est une avancée. En période de crise, il faut aussi une reconnaissance concrète (accès à l’essence, masques, garde d’enfants). Enfin, des modules communs avec infirmiers et aides-soignants aideraient à partager le même langage au domicile.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Quelles tendances vois-tu pour les prochaines années, Charlotte ?

Charlotte Werler
Une amélioration progressive des conditions de travail et de l’attention portée aux équipes ; plus de professionnalisation (POEI, alternance, etc.) ; le développement des équipes autonomes (moins de hiérarchie, décisions collectives) ; et l’appui de l’IA pour planifier et anticiper les besoins. Mais attention, je suis convaincue que L’IA n’a pas vocation à remplacer le lien humain.


Anne Lauseig
L’IA peut aider l’organisation, pas le relationnel. Qu’elle libère du temps aux responsables de secteur pour remettre de l’humain, oui. L’intelligence émotionnelle reste au cœur du métier. Penser aussi à la prévention (formations, matériels adaptés) pour réduire accidents et arrêts.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Anne, un message à celles et ceux qui hésitent à rejoindre ce métier ?

Anne Lauseig
Si tu aimes les gens, le contact et l’accompagnement, et que tu veux apprendre des autres, rejoins-nous : c’est un beau métier.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Où peut-on vous retrouver ?

Charlotte Werler
Vocation Auxiliaire : une communauté d’auxiliaires de vie pour s’entraider et se conseiller, avec des rencontres « cafés auxiliaires ». J’accompagne aussi les agences sur le recrutement et la marque employeur.


Anne Lauseig
Le collectif « La force invisible des aides à domicile » : communauté d’auxiliaires et événements, comme la Journée de l’auxiliaire de vie. Nous préparons aussi un projet avec Charlotte sur la nutrition des professionnelles.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous

Merci pour votre écoute et à bientôt !