Refus alimentaire chez les personnes âgées : comment réagir en tant qu’auxiliaire de vie ?

Refus alimentaire : comment agir ?

Si vous êtes aidant(e) d’une personne âgée, vous avez certainement déjà été confronté(e) à ces situations délicates : une personne qui repousse son assiette, refuse de manger ou ne touche plus à ses repas. Ce refus alimentaire peut être source d’inquiétude et de frustration. Pourtant, comprendre les causes de ce comportement et adopter la bonne posture vous permettra d’agir au mieux, tout en préservant la dignité et le bien-être de la personne accompagnée.

Qu’est-ce que le refus alimentaire ? 

 
Le refus alimentaire se manifeste lorsqu’une personne âgée repousse systématiquement son assiette, ne mange plus ou consomme des quantités insuffisantes pour couvrir ses besoins nutritionnels.
 
Ce comportement peut être ponctuel ou s’installer dans la durée.
 
Attention : Le refus alimentaire prolongé peut conduire à une dénutrition, avec des conséquences graves sur la santé : perte de poids, fonte musculaire, chutes, hospitalisations.

Refus volontaire ou involontaire : la question essentielle

 
Face à une personne qui refuse de manger, vous devez d’abord vous poser cette question : ce refus est-il volontaire ou involontaire ?
 

Le refus volontaire : respecter le choix de la personne

Lorsque le refus est volontaire, la personne âgée exprime un choix conscient. Ce refus peut traduire :
 
  • Une volonté de reprendre le contrôle sur sa vie quotidienne
  • Une diminution naturelle de l’appétit liée au vieillissement
  • Une préférence alimentaire non respectée (goûts, textures, horaires)
  • Un ras-le-bol face à des repas monotones ou inadaptés
Votre rôle : Tant que la décision ne met pas la santé en danger immédiat, vous devez respecter ce choix. La personne exerce son droit à l’autodétermination.
 
Cependant : Si la perte de poids devient inquiétante (par exemple, 3 kg en un mois pour une personne de 60 kg), vous ne devez pas rester seul(e) face à cette situation. Alertez l’équipe : famille, responsables, professionnels de santé.
 

Le refus involontaire : identifier les causes sous-jacentes

Parfois, le refus n’est pas un choix mais le symptôme d’un problème sous-jacent. Les causes peuvent être multiples :
 

Causes physiologiques

  • Douleurs dentaires : caries, aphtes, mycoses buccales
  • Appareil dentaire mal adapté qui blesse ou gêne
  • Effets secondaires de médicaments : nausées, perte du goût, sécheresse buccale
  • Troubles de la déglutition (dysphagie) qui rendent la déglutition difficile ou douloureuse
  • Constipation chronique qui coupe l’appétit

Causes psychologiques

  • Syndrome dépressif : perte d’intérêt pour tout, y compris la nourriture
  • Syndrome de glissement : perte de l’envie de vivre, repli sur soi
  • Anxiété, stress liés à un changement d’environnement ou une perte récente
  • Troubles cognitifs (Alzheimer, démence) qui altèrent la perception de la faim

Causes environnementales

  • Isolement et manque de convivialité : manger seul(e) coupe l’appétit
  • Environnement bruyant ou stressant : télévision trop forte, disputes
  • Impossibilité d’utiliser correctement les couverts (apraxie, tremblements)
  • Handicap physique limitant l’autonomie

Quand faut-il s’inquiéter ?

 
Certains signes doivent vous alerter immédiatement :
 
  • Perte de poids rapide : 3 kg en un mois ou 5 kg en trois mois
  • Vêtements qui flottent, alliance qui tourne
  • Faiblesse musculaire croissante : difficultés à se lever, chutes répétées
  • Refus persistant depuis plus d’une semaine
  • Déshydratation : bouche sèche, confusion, urine foncée
Dans ces cas, alertez immédiatement l’équipe et les proches. Une prise en charge rapide peut éviter une hospitalisation.
 

Prévenir le refus alimentaire au quotidien

Créer un environnement agréable

  • Une table soignée : jolie vaisselle, nappe propre, fleurs si possible
  • Un environnement calme : éteignez la télévision, limitez les bruits
  • Une lumière douce et chaleureuse
  • De la convivialité : partagez le repas si possible, échangez sur des sujets agréables

Respecter les goûts et préférences

  • Proposez des aliments que la personne aime
  • Respectez les horaires de repas habituels
  • Adaptez les textures si nécessaire (mouliné, haché)
  • Servez des portions raisonnables, quitte à resservir

Stimuler l’appétit

  • Les odeurs : cuisinez avec la personne quand c’est possible
  • Les couleurs : variez les aliments pour rendre l’assiette attractive
  • La participation : invitez la personne à éplucher une pomme, mélanger une sauce

Fractionner les repas

Plutôt que trois repas copieux, proposez plusieurs petites collations tout au long de la journée.
Une personne qui grignote régulièrement peut mieux couvrir ses besoins nutritionnels.

Questions fréquentes : le refus alimentaire chez la personne âgée, comment réagir et agir ?

Peut-on forcer une personne âgée à manger ?

Non, jamais. Forcer crée du stress, augmente le risque de fausse route et porte atteinte à la dignité. Votre mission est de comprendre les causes du refus, d’adapter l’accompagnement et de transmettre vos observations aux professionnels compétents.

Surveillez la perte de poids (3 kg en un mois), les vêtements qui flottent, la faiblesse musculaire croissante. Si ces signes apparaissent, alertez immédiatement les proches et les professionnels de santé.

Ne restez jamais seul(e) face à cette situation. Documentez vos observations (dates, quantités, comportement) et transmettez-les à votre responsable, aux proches et au médecin. Une prise en charge pluridisciplinaire est nécessaire.

Non. Les causes sont multiples : douleurs dentaires, effets secondaires de médicaments, troubles de la déglutition, isolement, troubles cognitifs. C’est pourquoi il est essentiel de chercher la cause avant d’agir.

Si vous voulez aller plus loin ...

Nous avons regroupé dans 30 vidéos courtes et pédagogiques toutes les informations à connaître pour accompagner au mieux une personne âgée dans les moments du repas.

Avec ce parcours vidéos, vous serez capables de :

  • tout connaître sur l’équilibre alimentaire et comprendre les familles d’aliments pour donner de l’énergie et protéger votre santé (coeur, muscles, mémoires) et celle des personnes que vous accompagnez.
 
  • repérer les signaux d’alerte de la dénutrition chez une personne âgée, prévenir la perte de poids et savoir comment enrichir l’alimentation simplement.
 
  •  différencier les différents régimes alimentaires (diabète, régime hypercalorique ou pauvre en fibres…) pour adapter l’assiette sans risque.
 
  • d’agir avec confiance dans les situations complexes : maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson, refus alimentaire, apraxie.
 
  • de cuisiner des recettes simples et équilibrée ou enrichie pour faire (se) faire plaisir et retrouver la joie de bien manger.
 
  • de connaître toutes les astuces pour gagner du temps en cuisine, cuisiner malin et toujours bien manger.

Ce que vous allez découvrir :

✅ 30 vidéos
✅ 30 quiz ludiques
✅ des ressources additionnelles pour faire du repas, un moment de plaisir et de soin.
 
À regarder quand vous voulez et autant de fois que vous voulez pendant 6 mois.
 
 
Programme formation dénutrition

Le sujet de la dénutrition chez la personne âgée vous intéresse ?

Nous vous invitons à consulter le site du collectif de lutte contre la dénutrition et cet article sur la dénutrition à partir de 75 ans.

Comment rendre le métier d’auxiliaire de vie plus attractif et fidéliser les talents ?

Comment rendre le métier d'auxiliaire de vie plus attractif et fidéliser les talents ?

Parlons peu, parlons soin, le podcast – Comment rendre le métier d’auxiliaire de vie plus attractif et fidéliser les talents ? Transcript de l'épisode.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Servez-vous, la première chaîne de podcast spécialisée dans les services à la personne et la silver économie. Aujourd’hui, nouvel épisode de Parlons peu, parlons soin. On s’intéresse au métier d’auxiliaire de vie, avec deux enjeux majeurs : le recrutement et la fidélisation.

Ce métier est essentiel à l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie, mais il fait face à un manque de reconnaissance, une pénurie de candidats et des conditions de travail exigeantes. Pourtant, ces professionnels jouent un rôle clé au quotidien. Comment attirer et garder ces talents ?

Pour en parler, j’accueille Charlotte Werler, fondatrice de Vocation Auxiliaire, qui aide les agences de services à la personne à recruter et fidéliser des auxiliaires de vie qualifiées, et Anne Lauseig, auxiliaire de vie, qui partagera son expérience du terrain. Bienvenue à toutes les deux.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Anne, pourquoi as-tu choisi de devenir auxiliaire de vie ?

Anne Lauseig
Pour le contact humain. J’aime apprendre des autres et accompagner les personnes à domicile le plus longtemps possible, parce que c’est leur choix.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Depuis combien de temps exerces-tu ?

Anne Lauseig
Environ sept ans et demi.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Quelles qualités sont essentielles pour ce métier ?

Anne Lauseig
L’empathie, la disponibilité, la créativité, aimer le relationnel, sourire, calme et bonne humeur. Des valeurs très humaines.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Charlotte, qu’est-ce qui attire les personnes vers ce métier ?

Charlotte Werler
Le goût de l’autre et de l’aide. On reçoit des « merci » des bénéficiaires et des familles : on se sent utile. Le métier n’est pas routinier, on rencontre des personnes différentes chaque jour et on les aide à vieillir chez elles. Il est aussi accessible via des formations, notamment pour des personnes en reconversion vers 50 ans qui cherchent plus de sens.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Comment distinguer une vocation d’un simple besoin d’emploi ?

Charlotte Werler
La vocation, c’est ce qui nous appelle et correspond à nos valeurs et à ce qu’on veut vivre au quotidien. Mais vocation ne veut pas dire bénévolat : c’est un métier, il faut pouvoir en vivre. La question des salaires et de la reconnaissance se pose.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Quels sont les principaux freins au recrutement ?

Charlotte Werler
Les conditions de travail : présence tôt le matin pour le lever et la toilette, le soir pour le coucher, des coupures en journée sans lieu d’accueil, beaucoup de déplacements, souvent avec son propre véhicule en zone rurale, et un sentiment d’isolement. Les salaires aussi : pour des interventions complexes (troubles neurocognitifs, toilettes, repas), on voit encore des taux autour de 12 € brut de l’heure. Une revalorisation est nécessaire.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Anne, tu retrouves ces freins sur le terrain ?

Anne Lauseig
Oui : déplacements, salaires, manque de formation, manque de visibilité sur les évolutions de carrière. On peut évoluer (aide-soignant, éducateur spécialisé, infirmier) ou rester auxiliaire de vie en devenant référente d’une pathologie, responsable de secteur, etc. Mais nos compétences ne sont pas assez reconnues : dans une journée, on peut gérer cinq à sept pathologies différentes, avec des postures adaptées à chacune.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Il y a aussi un travail d’image à mener ?

Anne Lauseig
Oui. Depuis le Covid, l’image s’est un peu améliorée : on a mieux reconnu l’importance du lien. Même pour l’entretien du domicile, le lien est essentiel et il n’est pas assez pris en compte dans les prises en charge.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Comment accompagne-t-on quelqu’un qui veut devenir auxiliaire de vie sans avoir encore les qualifications ?

Charlotte Werler
Il existe de nombreuses formations, mais elles sont mal connues. Par exemple : la POEI (Préparation Opérationnelle à l’Emploi Individuelle) proposée par France Travail, environ trois mois de formation rémunérée, souvent avec un CDI à la clé ; Pro-A, l’alternance pour les salariés déjà en poste, prise en charge ; l’accompagnement par un conseiller en évolution professionnelle via France Travail ; certains groupes ont aussi leur institut de formation interne. C’est un métier technique : pathologies, nutrition, gestes et postures… Il faut se former.

Anne Lauseig
On ne naît pas avec ces compétences. Et ce n’est pas parce qu’on est une femme qu’on les a.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Charlotte, côté agences, quelles stratégies fonctionnent pour attirer des profils engagés ?

Charlotte Werler
Une marque employeur réelle, fidèle au terrain : informations claires dès l’entrée (mutuelle, majorations dimanches et jours fériés, convention collective, frais professionnels), communication fluide, parrain/marraine, parcours d’intégration et de formation, plannings optimisés pour limiter les coupures. Être très réactif : répondre aux candidatures en quelques heures, pas une semaine plus tard. Et rester à l’écoute : c’est un métier profondément humain.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Anne, comment as-tu trouvé ton premier emploi ?

Anne Lauseig
Par un remplacement proposé par une amie. Ensuite, des besoins familiaux m’ont confortée dans ce choix.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Pourquoi rester malgré les contraintes ?

Anne Lauseig
Pour l’humain. Chaque bénéficiaire a son histoire. Les journées ne se ressemblent pas. Un sourire peut illuminer la journée ; un « merci » compte énormément.

Charlotte Werler
Attention aux clichés : ce n’est pas « un métier de femmes par défaut ». Tout le monde n’a pas l’empathie ni l’envie nécessaires.

Anne Lauseig
Exact. Prendre soin d’un adulte âgé n’a rien à voir avec s’occuper d’un bébé. Ce n’est pas donné à tout le monde. Et la présence d’hommes apporte une autre approche, souvent appréciée, avec des souvenirs et des émotions positives chez certains bénéficiaires.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Comment fidéliser les équipes ?

Anne Lauseig
Par un management de confiance : donner à l’auxiliaire une place active dans les décisions de prise en charge, proposer des perspectives d’évolution et des projets internes, entendre les demandes de formation, accepter qu’on puisse dire « je ne me sens pas compétente pour cette situation ». Et surtout : bienveillance au quotidien et respect strict de la vie personnelle (indisponibilités, vacances, week-ends).


Charlotte Werler
100% alignée avec Anne : communication claire (contrat, informations bénéficiaires), parrainage, parcours d’intégration et de formation dans le temps, respect de la vie privée. Construire un fonctionnement plus vertueux pour éviter les sollicitations de dernière minute qui épuisent.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Le manque de reconnaissance : comment y répondre ? Et quel rôle jouent formation et évolution ?

Anne Lauseig
Il y a un léger mieux depuis le Covid, mais il manque de la reconnaissance publique, sociétale, parfois au sein des structures et des familles. Cela passe par les salaires, la formation, une communication honnête sur la réalité du métier, et l’explicitation de nos compétences et de nos limites. Côté départements, parler « heures d’accompagnement » plutôt que « ménage/courses » clarifierait les attentes.


Charlotte Werler
Côté employeurs, commencer par respecter les bases. Informer familles et bénéficiaires des diplômes et formations de l’auxiliaire. Ne pas confondre auxiliaire de vie et aide ménagère.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Comment redorer l’image du métier ?

Charlotte Werler
Communiquer largement sur son utilité universelle. Et, pourquoi pas, créer un véritable « institut de formation des auxiliaires de vie » avec des référentiels homogènes (pathologies cognitives, nutrition, bientraitance, secret professionnel, etc.).


Anne Lauseig
Uniformiser le diplôme et les référentiels pour lever les ambiguïtés (par exemple sur les toilettes). La carte professionnelle est une avancée. En période de crise, il faut aussi une reconnaissance concrète (accès à l’essence, masques, garde d’enfants). Enfin, des modules communs avec infirmiers et aides-soignants aideraient à partager le même langage au domicile.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Quelles tendances vois-tu pour les prochaines années, Charlotte ?

Charlotte Werler
Une amélioration progressive des conditions de travail et de l’attention portée aux équipes ; plus de professionnalisation (POEI, alternance, etc.) ; le développement des équipes autonomes (moins de hiérarchie, décisions collectives) ; et l’appui de l’IA pour planifier et anticiper les besoins. Mais attention, je suis convaincue que L’IA n’a pas vocation à remplacer le lien humain.


Anne Lauseig
L’IA peut aider l’organisation, pas le relationnel. Qu’elle libère du temps aux responsables de secteur pour remettre de l’humain, oui. L’intelligence émotionnelle reste au cœur du métier. Penser aussi à la prévention (formations, matériels adaptés) pour réduire accidents et arrêts.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Anne, un message à celles et ceux qui hésitent à rejoindre ce métier ?

Anne Lauseig
Si tu aimes les gens, le contact et l’accompagnement, et que tu veux apprendre des autres, rejoins-nous : c’est un beau métier.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous
Où peut-on vous retrouver ?

Charlotte Werler
Vocation Auxiliaire : une communauté d’auxiliaires de vie pour s’entraider et se conseiller, avec des rencontres « cafés auxiliaires ». J’accompagne aussi les agences sur le recrutement et la marque employeur.


Anne Lauseig
Le collectif « La force invisible des aides à domicile » : communauté d’auxiliaires et événements, comme la Journée de l’auxiliaire de vie. Nous préparons aussi un projet avec Charlotte sur la nutrition des professionnelles.

Célia SANDARNAUD – Servez-vous

Merci pour votre écoute et à bientôt !

L’Analyse des Pratiques Professionnelles : un levier de fidélisation encore largement sous-estimé

des auxiliaires de vie participent à un atelier d'analyse des pratiques professionnelles
L’analyse des pratiques professionnelles (APP) transforme les expériences quotidiennes de vos auxiliaires de vie en apprentissages collectifs concrets. Dans un secteur où la qualité relationnelle prime, ce dispositif offre un cadre sécurisant pour prendre du recul, partager les difficultés et développer des solutions adaptées aux réalités du terrain.

Qu’est-ce que l’analyse des pratiques professionnelles ?

L’APP n’est pas un simple groupe de discussion. C’est un dispositif structuré qui permet aux professionnels de l’aide à domicile de réfléchir collectivement sur leurs pratiques quotidiennes.

Les objectifs de l’APP dans l’aide à domicile

Créer un espace réflexif sécurisant : confidentialité, non-jugement et bienveillance garantis

Favoriser l’intelligence collective : transformer les expériences individuelles en apprentissages partagés

Améliorer la qualité d’accompagnement : développer des réponses adaptées aux situations complexes

Prévenir l’épuisement professionnel : sortir de l’isolement et gérer le stress émotionnel

Quels bénéfices pour vos équipes d’auxiliaires de vie ?

Pour les professionnels

Développement des compétences techniques et relationnelles
Prise de recul sur les situations difficiles
Sortie de l’isolement professionnel • Prévention de l’épuisement et du stress
 

Pour votre structure

Fidélisation accrue des auxiliaires de vie
Amélioration de la qualité d’accompagnement
Cohésion d’équipe renforcée
Différenciation concurrentielle par la professionnalisation

Comment se déroule une séance d’APP ?

Étape 1 : Accueil et rappel du cadre (10 minutes)

• Rappel des règles : confidentialité, écoute active, non-jugement
• Présentation du déroulé de la séance
• Installation dans un climat de confiance
 

Étape 2 : Choix et récit de la situation (15 minutes)

• Un participant volontaire expose une situation vécue
• Récit factuel : contexte, enjeux, émotions ressenties
• Les autres écoutent sans interrompre
 

Étape 3 : Clarification par le groupe (15 minutes)

• Questions factuelles pour mieux comprendre
• Reformulations pour vérifier la compréhension
• Technique des post-its pour structurer les questions
 

Étape 4 : Analyse collective (30-40 minutes)

• Échanges sur les perceptions et hypothèses
• Mise en lien avec des expériences similaires
• Apports techniques ou théoriques éventuels
 

Étape 5 : Synthèse et pistes d’action (10 minutes)

• L’exposant exprime ce qu’il retient de l’échange
• Le groupe propose des pistes concrètes
• Identification des apprentissages collectifs

Comment mettre en place l’APP dans votre service ?

Les séances d’Analyses des Pratiques Professionnelles peuvent avoir lieu en présentiel ou en visio.

Chez Vocation Auxiliaire, nous sommes formées pour animer des séances d’Analyses des Pratiques Professionnelles et référencées dans le portail de l’Analyse des Pratiques Professionnelles.

Prérequis organisationnels

Groupe de 10 à 15 participants maximum
Participation volontaire ou séance découverte
Fréquence mensuelle recommandée (1h30 à 2h00 par séance)
Même salle ou même crénau horaire pour créer un rituel sécurisant
 

Le rôle de l’animateur

Faciliter le processus sans être expert du contenu
Garantir le cadre de sécurité psychologique
Adapter le rythme aux besoins du groupe
Être en supervision pour analyser sa propre pratique

L’Analyse des Pratiques Professionnelles dans l’Aide à domicile : un levier de fidélisation à exploiter – FAQ.

Qu'est-ce que l'Analyse des Pratiques Professionnelles (APP) ?

L’APP (Analyse des Pratiques Professionnelles) est un dispositif de formation continue basé sur l’analyse collective de situations professionnelles réelles. Elle réunit des professionnels en petit groupe pour réfléchir ensemble sur leurs pratiques, dans un cadre sécurisant et bienveillant.

L’APP répond aux défis particuliers du secteur : isolement des auxiliaires, situations relationnelles complexes, gestion émotionnelle difficile. Elle permet de mutualiser les expériences, développer des réponses adaptées aux personnes âgées et créer du lien entre professionnels souvent seuls sur le terrain.

Non, l’APP complète la formation continue. Elle transforme l’expérience pratique en apprentissage collectif, tandis que la formation apporte de nouvelles connaissances théoriques.

Chez Vocation Auxiliaire, une séance d’APP coûte entre 150€ et 300€ selon le temps passé et les modalités pratiques. Des financements OPCO et ARS peuvent être mobilisés.

Non, mais elle répond aux exigences de qualité et de professionnalisation du secteur. Elle devient un atout différenciant pour les structures.

Notre guide pratique « 5 astuces simples à mettre en place pour fidéliser vos auxiliaires de vie » pourrait aussi vous intéresser.

Isolement social des personnes âgées : 4 astuces pour maintenir le lien

Une auxiliaire de vie prend les mains d'une personne âgée

L’isolement social des personnes âgées touche 2 millions de nos aînés en France, dont 750 000 en situation de « mort sociale ». Les auxiliaires de vie sont très souvent en première ligne pour détecter les signes d’alerte et mettre en place des actions concrètes. Découvrez dans cet article comment les nouvelles heures de lien social de l’APA transforment les  accompagnements et quelles activités proposer aux personnes âgées pour rompre la solitude subie.

Quelle différence entre solitude et isolement social ?

L’isolement social et la solitude sont deux notions distinctes qu’il est essentiel de comprendre pour mieux accompagner les personnes âgées.
 
  • L’isolement social est un état mesurable qui se caractérise par la faiblesse ou l’absence de relations sociales. Plus une personne a peu de contacts au quotidien ou sur une semaine, plus son isolement social est important.
  • La solitude est un sentiment subjectif qui peut être choisi ou subi. Une personne peut se sentir seule même entourée, ou au contraire vivre seule sans souffrir de solitude.
Cependant, quand l’isolement social s’accumule avec un sentiment de solitude subie, l’impact sur la santé et la qualité de vie devient très préoccupant.

Combien de personnes âgées sont concernées par l'isolement social ?

 
  • 750 000 personnes âgées vivent en situation de « mort sociale » : aucun contact avec la famille, les amis, le voisinage ou les associations
  • 2 millions de personnes âgées sont en isolement social majeur avec très peu de relations
Ces phénomènes touchent particulièrement :
 
  • Les femmes de plus de 80 ans (majoritairement veuves)
  • Les personnes en situation de précarité
  • Celles souffrant de déficiences sensorielles (vue, ouïe)

Quels sont les facteurs de risque d'isolement social ?

Les transitions de vie

Le passage à la retraite marque souvent le début d’une réduction du réseau social. Les liens avec les anciens collègues s’étiolent progressivement.

 

Le vieillissement et les deuils

Avec l’avancée en âge, les proches (conjoint, fratrie, amis) décèdent, réduisant mécaniquement le cercle social. Le veuvage constitue un facteur de risque majeur.

 

La précarité financière

Moins de moyens pour inviter, sortir au restaurant ou s’apprêter correctement génère de la honte et conduit à l’auto-isolement.
 
 

Les limitations physiques et sensorielles

  • Difficultés de déplacement
  • Problèmes de vision : risque de chute, sentiment de ridicule
  • Problèmes d’audition : incompréhension des conversations, mise à l’écart
Face à ces facteurs de risque, les auxiliaires de vie se doivent d’être particulièrement vigilant(e)s.

Découvrez comment anticiper, prévenir et agir pour lutter contre l'isolement social des personnes âgées :

Comment prévenir l'isolement social au quotidien ?

Cultiver les liens de voisinage

  • Encourager les échanges simples (bonjour, nouvelles)
  • Profiter de la Fête des voisins (mai) pour créer du lien
  • Proposer des petits échanges : journaux, magazines, services

Maintenir les liens familiaux

Les réseaux sociaux ne remplacent pas les visites physiques. Le contact, les embrassades et la présence restent irremplaçables pour le bien-être.
 

S’engager dans le bénévolat

Donner de son temps permet de recevoir beaucoup en retour. C’est prouvé : le bénévolat améliore la santé et la qualité de vie de celui qui s’engage.
 

L’astuce du compagnon à quatre pattes

Avoir un chien oblige à sortir quotidiennement et crée naturellement des occasions d’échange avec d’autres propriétaires.

Que sont les heures de lien social de l'APA ?

Créées en 2023, les heures de lien social représentent une avancée majeure dans l’accompagnement des personnes âgées.
 

Principe et attribution

  • 9 heures par mois de temps de convivialité
  • Inscrites dans le plan APA, distinctes des actes techniques
  • Attribuées par l’assistante sociale du département
  • Ciblées sur les personnes les plus à risque d’isolement

Différence avec l’APA classique

Contrairement aux heures d’APA traditionnelles (aide aux repas, toilette, ménage), ces heures sont dédiées à :
  • L’échange et la conversation
  • Les activités de bien-être
  • La sortie du domicile
  • Le maintien du lien social

Quelles activités proposer pendant les heures de lien social ?

L’outil « Stop à l’isolement« 

Créé par Delphine Dupré-Levêque, cet outil gratuit propose :
  • Vidéos courtes de 2 minutes par thème
  • Planning hebdomadaire : lundi chanson, mardi cuisine, mercredi paroles d’aînés…
  • Cartes postales virtuelles pour « voyager »
  • Newsletter imprimable
  • Numéros d’aide gratuits contre la solitude

Activités conversationnelles

  • Prendre un café ensemble et échanger sur la vie, les souvenirs
  • Écouter la personne parler d’elle (besoin vital de 2 minutes par jour minimum)
  • Utiliser des supports de conversation comme les vidéos du site « Stop à l’isolement »

Activités de sortie

  • Aller boire un café à l’extérieur : changement d’environnement bénéfique
  • Promenade et marche : excellent pour le moral et le physique
  • Courses accompagnées dans les commerces de proximité

Activités créatives et bien-être

  • Écouter de la musique ensemble
  • Danser (adapté aux capacités)
  • Séances de yoga sur chaise (25 séances gratuites sur « Stop à l’isolement »)
  • Regarder des vidéos de voyage virtuel

Comment gérer les difficultés de conversation avec une personne âgées ?

Dépasser l’angoisse du silence

Auxiliaires de vie, bénévoles, aidants familiaux, nombreux sont ceux qui  se sentent démunis face aux temps de convivialité. Après les politesses d’usage, les sujets peuvent manquer.
 

Techniques pour relancer l’échange

  • Partir des centres d’intérêt : cuisine, musique, voyages, animaux, nature
  • Utiliser les supports visuels : photos, vidéos, cartes postales
  • Évoquer les souvenirs : lieux de vacances, métiers exercés, famille
  • Partager aussi de soi : créer un véritable échange bidirectionnel

L’importance de sortir

Associez conversation et marche : les deux facteurs sont essentiels pour reprendre confiance, maintenir la masse musculaire et lutter contre les chutes.

🔑Informations clefs

Combien de personnes âgées souffrent d'isolement social en France ?

En France, 750 000 personnes âgées vivent en situation de « mort sociale » et 2 millions sont en isolement social majeur. Ces chiffres du baromètre 2024 des « Petits Frères des Pauvres » révèlent l’ampleur de ce fléau.

Les heures de lien social sont attribuées par l’assistante sociale du département lors de l’évaluation APA. Elles concernent les personnes les plus à risque d’isolement et complètent le plan d’aide classique.

L’isolement social est un état mesurable par le nombre de relations sociales, tandis que la solitude est un sentiment subjectif. On peut vivre seul sans souffrir de solitude, ou être entouré et se sentir seul.

Les auxiliaires de vie sont en première ligne pour détecter les signes d’isolement social (repli, tristesse, perte de liens) et mettre en place des actions préventives : encourager les sorties, maintenir les liens familiaux et de voisinage, créer du lien par la conversation.
Avec les nouvelles heures de lien social de l’APA (9h/mois), elles peuvent désormais consacrer du temps spécifique à la convivialité : prendre un café, sortir, écouter la personne parler d’elle, proposer des activités bien-être pour rompre l’isolement de 2 millions de personnes âgées en France.
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Les Français face au vieillissement : ce que révèle le sondage OpinionWay pour Vocation Auxiliaire 2025

les Français face au vieillissement

Le sondage OpinionWay mené pour Vocation Auxiliaire en juin 2025 auprès de 1 009 Français révèle des enseignements précieux sur la perception du vieillissement à domicile, les attentes et les connaissances des Français à ce sujet.

En effet, si 92 % des Français souhaitent vieillir chez eux, cette aspiration se heurte à une méconnaissance des dispositifs d’aide et à une préparation insuffisante.

Cette enquête met également en lumière les défis de reconnaissance du métier d’auxiliaire de vie, pourtant essentiel au maintien à domicile.

Comment les Français perçoivent-ils le vieillissement ?

Une vision encore centrée sur la perte d'autonomie

Pour la majorité des Français, vieillir reste synonyme de perte de capacités physiques et d’autonomie. Cette perception négative traverse tous les profils : âge, sexe, région ou catégorie socio-professionnelle.

Cependant, un changement de perspective apparaît chez les plus de 50 ans :

  • 55 % associent le vieillissement à la liberté de disposer de son temps.
  • Ils évoquent plus volontiers la sérénité et le temps pour soi.

Une préparation et une anticipation de la perte d'autonomie encore largement insuffisante

L’étude révèle un paradoxe : bien que conscients des enjeux de perte d’autonomie, 60 % des Français n’ont rien mis en place pour préparer leur vieillesse et anticiper leur potentielle perte d’autonomie.

Parmi les 40 % qui anticipent, les actions les plus fréquentes sont :

  • Adopter un mode de vie plus sain (18 %)
  • Discuter de leurs souhaits avec leurs proches (15 %)
  • Investir dans l’immobilier ou d’autres placements (14 %)
  • Adapter leur logement ou prévoir des solutions (11 %)

Les plus de 50 ans, logiquement plus concernés, sont davantage dans l’anticipation, notamment en adaptant leur logement (16 %) et en se renseignant sur les dispositifs existants.

Le maintien à domicile : un souhait fort mais mal accompagné

Des solutions d'hébergement bien identifiées mais incomplètes

Si plus de 90 % des Français connaissent le trio EHPAD, auxiliaires de vie et aides techniques, les solutions alternatives, comme par exemple les villages seniors ou éco-quartiers, les résidences autonomie ou l’accueil familial, restent méconnues.

Les Français préfèrent vieillir à domicile

92 % des Français estiment que vieillir à la maison est préférable à un hébergement en établissement. Cette préférence atteint même 97 % chez les plus de 50 ans et les habitants d’Île-de-France.

Les Français sont conscients que le maintien à domicile nécessite :

  • L’intervention d’aides professionnelles (91 %)
  • Des travaux d’adaptation du logement (90 %)

les Français méconnaissent les aides financières liées à la perte d'autonomie

L’étude révèle une lacune importante : seuls 33 % connaissent bien les dispositifs d’aide financière pour adapter son logement. Plus préoccupant encore, 28 % ne sont pas conscients que rester chez soi peut représenter un coût important.

Concernant les aides spécifiques à l’emploi d’une auxiliaire de vie :

  • CESU : connu à 51 %
  • Crédit d’impôt : connu à 47 %
  • APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) : connu à 37 %
  • 29 % des Français ne connaissent aucune de ces aides

Vous souhaitez approfondir ces résultats ?

Téléchargez gratuitement l’étude complète OpinionWay pour Vocation Auxiliaire et accédez à l’ensemble des données, graphiques détaillés et analyses approfondies sur la perception du vieillissement et du métier d’auxiliaire de vie par les Français.

Le métier d'auxiliaire de vie : une reconnaissance à construire

Le métier d'auxiliaire de vie : une notoriété élevée mais une connaissance imparfaite

98 % des Français connaissent le métier d’auxiliaire de vie au moins de nom, et 66 % disent bien connaître leur rôle. Cependant, des confusions persistent :

Les missions des auxiliaires de vie bien identifiées :

  • Préparation des repas (79 %)
  • Toilette et hygiène (77 %)
  • Tâches ménagères (75 %)

Les zones d’ombre :

  • 31 % des Français associent à tort les soins médicaux au métier
  • Seuls 54 % des Français reconnaissent le soutien moral comme mission associée au métier d’auxiliaire de vie

Des conditions de travail qui expliquent le manque de valorisation

Selon les Français, le manque de reconnaissance du métier s’explique par :

  • Faible rémunération (65 %)
  • Conditions de travail difficiles (59 %)
  • Métier considéré comme peu qualifié (50 %)

La propension à payer se situe autour de 15€ de l’heure, avec des variations selon les régions (plus élevée en Île-de-France).

Les qualités attendues des auxiliaires de vie : l'humain avant tout

Les Français plébiscitent les qualités humaines :

  1. Bienveillance et patience (en tête)
  2. Respect et empathie

Les plus de 50 ans valorisent également des qualités plus fonctionnelles : discrétion (60 %), sens de l’organisation (52 %) et ponctualité (51 %).

Comment trouver une auxiliaire de vie ?

L’étude révèle les réflexes des Français pour trouver une auxiliaire de vie :

  1. Professionnels de santé (médecins, infirmiers)
  2. Structures publiques locales (mairie, CCAS)
  3. Bouche-à-oreille (famille, amis) : 39 %
  4. Agences spécialisées : seulement 35 %

Cette hiérarchie souligne un double enjeu :

  • Pour les structures publiques : mieux conseiller les familles
  • Pour les agences spécialisées : faire connaître leurs services et leur valeur ajoutée

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Chiffres clefs Sondage OpinionWay pour Vocation Auxiliaire

Quelle proportion de Français souhaitent vieillir à domicile ?

Selon le sondage OpinionWay pour Vocation Auxiliaire, 92% des Français estiment qu’il est préférable de vieillir à la maison plutôt que d’aller en établissement.

Les EHPAD, les services d’auxiliaires de vie et les dispositifs d’adaptation du domicile (ex  : monte-escalier, domotique, etc) sont les dispositifs dédiés aux personnes âgées les plus connus.

Selon le sondage OpinionWay pour Vocation Auxiliaire, 40% des Français ont mis en place des stratégies pour préparer leur vieillissement. Les stratégies les plus fréquents sont : l’adaptation d’un style de vie plus sain (18%), une discussion sur ces souhaits de fin de vie avec ses proches (15%) ou encore l’investissement dans l’immobilier ou d’autres placements financiers à long terme (14%).

Cet article sur la formation continue : un outil pour valoriser les auxiliaires de vie pourrait aussi vous intéresser.

Les ateliers d’analyse des pratiques professionnelles dans l’aide à domicile : un outils pour valoriser les auxiliaires de vie et redonner du sens à son travail au quotidien

Vocation Auxiliaire vous permet de mettre en place facilement des ateliers d'Analyse des Pratiques Professionnelles

Agences de service à la personne, fidélisez vos auxiliaires de vie et redonnez du sens à leur métier avec l’Analyse des Pratiques Professionnelles (APP).

Cet article met en lumière les bénéfices des Ateliers des Pratiques Professionnelles pour vos auxiliaires de vie et vous donne les modalités pratiques pour en organiser un au sein de votre structure.

En quoi consiste un atelier d’analyse des pratiques pour des auxiliaires de vie ?

Les ateliers d’Analyse des Pratiques Professionnelles consistent en des temps d’échanges réguliers entre auxiliaires de vie, autour de cas concrets rencontrés au quotidien.

Ces séances sont animées par un professionnel extérieur à la structure d’aide à domicile.

Pour les auxiliaires de vie, ces temps de réflexion et de partages permettent d’aborder des situations difficiles rencontrées avec les bénéficiaires, les familles ou dans le quotidien et d’en discuter collectivement.

Les ateliers d’Analyse des Pratiques sont complémentaires aux réunions d’équipe.

L’Analyse des pratiques Professionnelles permet de prendre de la distance face aux difficultés rencontrées, échanger sur le positionnement professionnel des collègues, de s’enrichir des perspectives de leurs pairs et de l’éclairage d’un expert afin de faire évoluer leurs pratiques, progressivement.

L’objectif de ces ateliers d’Analyse des Pratiques Professionnelles est également de développer les compétences, la cohésion d’équipe et de favoriser une meilleure compréhension des enjeux liés à l’exercice du métier.

Pourquoi pratiquer l'analyse des pratiques professionnelles dans l'aide à domicile ?

La mise en place d’ateliers d’Analyse des Pratiques Professionnelles dans l’aide à domicile vise plusieurs objectifs :

 

  1. Améliorer la qualité du travail: En réfléchissant collectivement sur les situations rencontrées, l’objectif est d’identifier ce qui fonctionne bien et ce qui pourrait être amélioré
  2. Développer les compétences des professionnel(le)s : L’analyse permet de mieux comprendre les stratégies, les choix, les outils utilisés, afin de les rendre plus efficaces et adaptés aux situations rencontrées
  3. Favoriser l’échange et la collaboration : Elle permet de partager des expériences, de confronter des points de vue, de se soutenir mutuellement dans des situations parfois complexes.
  4. Prendre du recul sur sa pratique : Cela aide à comprendre les raisons derrière certaines décisions ou actions, et à mieux comprendre ses propres modes de fonctionnement.
  5. Prévenir le burnout ou l’épuisement professionnel : Par l’échange et le soutien entre pairs, l’APP aide à mieux gérer les situations stressantes ou émotionnellement difficiles.

« J’ai participé à un Atelier d’Analyse des Pratiques. Nous étions six auxiliaires de vie et nous avons échangé sur un cas rencontré par une collègue. J’ai pu analyser la situation décrite, donner mon avis, poser des questions et ensemble, nous avons trouvé plusieurs pistes de solutions. Un vrai moment d’équipe et d’échange ! »

Anne, Auxiliaire de vie à Bordeaux (33)

Comment se déroule une séance d’analyse des pratiques professionnelles dans le secteur de l’aide à domicile ?

L’APP se fait souvent en groupe de 4 à 10 professionnel(le)s dirigé par un animateur ou un superviseur, et suit une méthodologie précise.

Voici les étapes classiques :

  1. Choix d’une situation professionnelle : Les participants choisissent une situation concrète de leur pratique qu’ils souhaitent analyser. Cela peut être un cas complexe, une difficulté relationnelle, ou encore une décision difficile prise dans le cadre de leur travail.
  2. Exposé de la situation : Le professionnel qui présente la situation la décrit en détail sans jugement ni interprétation. Il peut être accompagné d’éléments factuels comme des rapports, des notes, des témoignages, etc.
  3. Analyse et discussion : Le groupe discute de la situation en profondeur, en se posant des questions sur les causes, les enjeux, les alternatives possibles et les conséquences des actions entreprises. Chacun peut apporter son regard sur la situation en s’appuyant sur son propre vécu et ses compétences.
  4. Reformulation et prise de recul : Après la discussion, l’animateur de l’APP aide à reformuler les éléments clés de la réflexion, à mettre en lumière les points d’amélioration, les dilemmes rencontrés et les solutions possibles.
  5. Conclusion et plan d’action : À la fin, il est important de tirer des enseignements concrets pour la pratique future. Cela peut inclure l’identification de nouvelles stratégies, l’adaptation de certaines approches ou la mise en place de nouvelles pratiques professionnelles.

Combien de temps dure une séance d’analyse des pratiques professionnelles dans le secteur de l’aide à domicile ?

Une séance peut durer entre 1,5 heures et 3h.

Une séance d’Analyse des Pratiques Professionnelles peut se dérouler en présentiel ou en distanciel.

A quelle fréquence doit-on participer à une séance d’analyse des pratiques professionnelles dans le secteur de l’aide à domicile ?

Pour une meilleure efficacité des sessions d’analyse de pratiques professionnelles, il est préconisé d’y participer régulièrement sans trop les espacer. Cela permet une prise de recul suffisante et un bon suivi.

Compte tenu des contraintes des agences de services à la personne, nous préconisons des séances de 2h tous les 3 mois, avec le même groupe de participants à chaque séance.

Quels sont les bénéfices de l’analyse des pratiques professionnelles dans le secteur de l’aide à domicile ?

L’Analyse des Pratiques Professionnelles dans le secteur de l’aide à domicile est un formidable outils pour fidéliser et valoriser les auxiliaires de vie.

Les ateliers permettent notamment :

  • Autocritique constructive : L’APP permet aux professionnels de se remettre en question sans culpabiliser, de comprendre leurs propres mécanismes de décision, et de développer une réflexion plus éthique sur leur pratique.
  • Amélioration continue : Elle favorise l’amélioration continue en réajustant les pratiques en fonction des retours et des échanges avec les autres.
  • Meilleure gestion du stress et des émotions : En analysant certaines situations difficiles à froid, les professionnels apprennent à mieux gérer leurs émotions et à éviter les réactions impulsives.
  • Groupes de parole : Les échanges entre collègues permettent souvent d’avoir une vision plus large de la situation, d’éviter l’isolement professionnel et de renforcer la cohésion.

Comment financer des ateliers d’analyse des pratiques dans ma structure d’Aide à domicile ?

Sous conditions, ces formations peuvent être financées par votre OPCO pour les auxiliaires travaillant pour des prestataires.

Nos animateurs Analyses des Pratiques Professionnelles sont certifiés QUALIOPI.

Nous vous accompagnons dans les démarches relatives au financement de votre formation d’Analyse des Pratiques Professionnelles.

L’analyse des pratiques professionnelles est un outil précieux pour le développement personnel et collectif des professionnel(le)s de l’aide à domicile.

Envie d’en savoir plus et de mettre en place un atelier d’analyse des pratiques dans votre agence de services à la personne ?

Formation : comment prévenir la dénutrition chez la personne âgée à domicile ?

Nutrition et accompagnement au repas

Découvrez notre formation sur la Nutrition et l'accompagnement au repas des personnes âgées à domicile.

1 personne âgée sur 3 est dénutrie à domicile.
Et dans la majorité des cas… personne ne le voit venir.

Fatigue, chutes, hospitalisation, perte d’autonomie.
Les conséquences sont lourdes et souvent évitables.

Le quotidien des auxiliaires de vie ?
On leur demande d’agir… sans jamais leur donner les bons outils.

Elles/ils se retrouvent seul(e)s face à des cas complexes.

Ce qui génère anxiété, perte de confiance et abandon de poste.

Il est temps de former vos équipes à repérer, prévenir et agir concrètement face à la dénutrition.

Public visé

Cette formation s’adresse à tous les professionnels intervenant à domicile, ainsi qu’aux proches aidants impliqués dans l’accompagnement des personnes âgées :

 

Professionnels de l’aide à domicile :

  • Auxiliaires de vie
  • Aides à domicile
  • Accompagnants éducatifs et sociaux (AES)
  • Coordonnateurs de services d’aide à domicile

Proches aidants :

  • Aidants familiaux accompagnant un parent, conjoint ou proche âgé
  • Aidants bénévoles souhaitant améliorer leurs pratiques d’accompagnement
  • Toute personne impliquée au quotidien dans la préparation et l’accompagnement des repas d’une personne âgée

Le maintien de l'autonomie passe aussi par l'équilibre nutritionnel.

Les auxiliaires de vie jouent un rôle clef dans la préparation des repas, et donc dans le maintien de l’autonomie de la personne âgée.

Mais sur le terrain, les auxiliaires font comme elles/ils peuvent.

  • Un bénéficiaire qui ne mange plus… sans savoir quoi faire
  • Des repas peu adaptés… faute de formation
  • Des refus alimentaires… mal gérés
  • Des signes de dénutrition… non repérés

Résultat : des situations qui se dégradent, sans alerte.

Ce n’est pas un manque d’engagement.
C’est un manque d’outils.

"Le repas, c'est le moment de la convivialité, du plaisir. S'avoir observer et s’adapter aux rythmes des personnes accompagnées favorise l’autonomie. C’est comme ça qu’on redonne du plaisir et de la dignité"
Annie-Pierre PINEAU
Experte nutrition des Seniors et formatrice

Objectifs pédagogiques

À l’issue de notre formation, vos équipes sauront :

✔ Repérer une dénutrition avant qu’elle ne devienne critique
✔ Identifier les signaux faibles souvent invisibles
✔ Adapter un repas avec ce qu’il y a déjà dans le frigo
✔ Enrichir facilement les plats sans complexifier leur quotidien
✔ Gérer un refus alimentaire sans créer de conflit
✔ Adapter leurs pratiques face à Alzheimer, Parkinson ou perte d’appétit
✔ Transformer le moment du repas en levier d’autonomie et de plaisir

Une formation concrète et des notions applicables dès la première intervention.

Contenu de la formation

Modules vidéos accessibles en illimité pendant 1 an + Modules en présentiel en option.

Programme formation dénutrition

Formatrice

Cette formation est animée par Annie-Pierre PINEAU.

Annie-Pierre est diététicienne, nutritionniste et formatrice. 

Elle est spécialisée dans la nutrition des seniors et des aidants.

Annie-Pierre a plus de 20 ans d’expérience auprès des séniors et de leurs aidants, et en plus de ça, elle est très sympa 🙂

Durée et modalités

Parcours de formations vidéos

Notre formation sur « La nutrition et l’accompagnement au repas des personnes âgées en perte d’autonomie » se compose d’un parcours pédagogique de :

  • 35 vidéos de 2 minutes environ.
  • Des quiz après chaque vidéo pour mesurer votre progression.  
  • Des fiches récapitulatives et ressources à télécharger
  • Une attestation de fin de formation

L’ensemble du parcours de formation e-learning dure 3h30.

Une fois achetée, vous avez accès à la formation pendant un an en illimité et en toute autonomie.

Nos formations peuvent être visionnées sur votre téléphone, tablette ou sur un ordinateur.

Vos équipes se forment où elles veulent, quand elles veulent et autant de fois qu’elles veulent.

Intervention en présentiel

Vous souhaitez aller plus loin que la formation vidéo ?

Il est possible de compléter ce parcours par une demi-journée ou une journée en présentiel.

L’objectif : passer de la théorie à la pratique.

  • Mise en situation concrète (refus de manger, adaptation des repas…)
  • Échanges entre professionnels sur leurs cas réels
  • Approfondissement des points clés de la formation
  • Ancrage durable des bonnes pratiques 

Le format idéal ? Le parcours vidéos pour comprendre (3h30) + une demi-journée en présentiel (3h30) pour pratiquer et sécuriser les gestes, soit l’équivalent d’une journée pour maîtriser l’essentiel

Votre espace formation, accessible en illimité

Une fois inscrites, vos équipes accèdent à un espace formation en ligne disponible en illimité pendant un an.

Elles peuvent revenir sur les contenus à tout moment :

  • avant une intervention
  • en cas de doute sur une situation
  • pour revoir un point clé ou une bonne pratique

Les modules restent accessibles dans le temps, pour ancrer les apprentissages et accompagner les situations du quotidien.

Parce que sur le terrain, on n’a pas toujours la réponse du premier coup.Ici, elles peuvent la retrouver quand elles en ont besoin.

Pré-requis

Pour accéder à cette formation, il faut disposer d’une adresse e-mail valide et avoir accès à un ordinateur, tablette ou téléphone connecté à Internet.

Handicap

Nous nous engageons à rendre nos formations accessibles à tous, y compris aux personnes en situation de handicap.

Si vous avez des besoins spécifiques (mobilité, troubles sensoriels, cognitifs ou autres), nous vous invitons à nous contacter en amont afin d’étudier ensemble les solutions adaptées.

Tarifs

  • Financement individuel : 69€ par apprenant (accès illimité au parcours vidéos pendant un an ). Créez-vous un compte en cliquant ici et choisissez la ou les formations de votre choix.

  • Structures : tarifs dégressifs en fonction du nombre d’accès souhaités, demandez-nous un devis. Financements OPCO possibles, nous vous accompagnons dans le dossier de financement.

La dénutrition ne se voit pas toujours. Mais ses conséquences, elles, sont bien réelles.

Ne laissez pas vos équipes gérer ça seules.

Pourquoi suivre notre formation sur la nutrition des personnes âgées ?

Pour vous, professionnel(le)s du domicile :
  • Mieux connaître les bases de la nutrition pour mieux accompagner vos bénéficiaires
  • Prendre soin de votre santé, grâce aux astuces et recettes spécialement conçues pour vous
  • Développer des compétences techniques reconnues et valorisantes
  • Gagner en confiance dans votre pratique quotidienne
  • Mieux comprendre les enjeux de santé de vos bénéficiaires
  • Enrichir votre parcours professionnel et votre employabilité
  • Prévenir efficacement les risques de dénutrition
  • Améliorer leur bien-être nutritionnel et leur qualité de vie
  • Maintenir leur autonomie et réduire les risques de chute
  • Retrouver le plaisir de manger
  • Former des équipes compétentes et professionnelles
  • Améliorer la qualité de service proposée aux familles
  • Se démarquer de la concurrence
  • Fidéliser vos auxiliaires de vie par la valorisation de leurs compétences

Nos formations peuvent être financées par les OPCO.
Demandez-nous un devis !

Groupe d’Analyse des Pratiques Professionnelles (GAPP)

Vocation auxiliaire atelier analyse des pratiques

La formation "Analyse des pratiques professionnelles" est conçue pour les auxiliaires de vie qui veulent améliorer leurs pratiques au quotidien, développer leur capacité de réflexion et de prise de recul et trouver des réponses concrètes aux problématiques du terrain.

Grâce aux apports des sciences humaines, cette formation permet un accompagnement plus adapté et renforce la qualité des interactions au sein des équipes.

Public visé

Cette formation s’adresse principalement : 

  • Aux auxiliaires de vie 

Objectifs de la formation

  • Développer sa réflexion professionnelle
  • Renforcer la capacité d’analyse des situations rencontrées au quotidien
  • Améliorer les pratiques professionnelles
  • Identifier et mettre en oeuvre des solutions concrètes pour résoudre des problématiques spécifiques
  • Renforcer la cohésion d’équipe 
  • Encourager les échanges entre pairs pour construire une meilleure énergie collective.

Formateur

Cette formation est animée par un consultant – facilitateur formé à l’animation d’ateliers d’analyse des pratiques professionnelles.

Durée préconisée

2h par atelier. 

Modalités

Atelier de 4 à 10 personnes.

Nous recommandons un atelier tous les 3 mois, de préférence en présentiel.

Pourquoi suivre cette formation ?

Participer à cette formation permet de bénéficier d’une méthode structurée et efficace pour analyser ses pratiques, améliorer son quotidien professionnel et renforcer la qualité de vie de ses bénéficiaires. 

Nos formations sont certifiées QUALIOPI et peuvent être financées par les OPCO compétents.

Vous souhaitez en savoir plus ? Besoin d’un devis ? 

Retrouvez également notre Formation sur La lutte contre le dénutrition

Venez rencontrer Vocation Auxiliaire sur le salon des Services à la Personne, mardi 26 et mercredi 27 novembre 2024 à Paris Porte de Versailles.

Vocation Auxiliaire sera présent au salon des services à la personne 2024

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  • Le recrutement des auxiliaires de vie
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Rendez-vous de 9h à 18h à Porte de Versailles, pavillon 5.1.

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Découvrez également notre article sur Fidéliser ses auxiliaires de vie : un guide pour les agences